Go to Contents Go to Navigation

Notre site utilise des cookies et d'autres techniques pour offrir une meilleure qualité de service. En continuant à visiter le site, vous acceptez l'usage de ces techniques et notre politique. Voir en détail

La NHRC enquête sur des allégations d'abus provenant d'une triathlète défunte

National 03.07.2020 à 16h29

SEOUL, 03 juil. (Yonhap) -- La Commission nationale des droits de l'Homme (NHRC) sud-coréenne a déclaré ce vendredi qu'elle enquêtait sur les plaintes pour abus émanant d'une triathlète qui avait déposé une requête un jour avant de se suicider.

La NHRC a déclaré avoir reçu la plainte le 25 juin de l'avocat de la famille de Choi Suk-hyeon, qui a été retrouvée morte le lendemain dans sa maison de Busan, à 450 kilomètres au sud-est de Séoul.

La défunte triathlète sud-coréenne Choi Suk-hyeon reçoit une médaille d'or aux Jeux nationaux des sports marins de 2013 à Ulsan, à 400 kilomètres au sud-est de Séoul. (Photos fournies par la famille de Cho. Revente et archivage interdits.)

Un responsable de la NHRC a confirmé ce vendredi que son groupe de travail spécial sur les droits de l'Homme dans le sport s'était saisi de l'affaire.

Avant son décès, Choi avait accusé son ancien entraîneur, le physiothérapeute de l'équipe ainsi que des coéquipières plus âgées de l'avoir maltraitée physiquement de 2017 à 2019. Elle concourait pour le club semi-professionnel de la mairie de Gyeongju, une ville située à 370 kilomètres au sud-est de Séoul, à l'époque.

Avant de contacter la Commission nationale des droits de l'Homme, Choi avait, en février, porté plainte contre ces personnes auprès de la police locale, qui avait ensuite transmis l'affaire aux procureurs en mai avec une recommandation de mise en accusation pour voies de fait et extorsion. Le bureau des procureurs du district de Daegu a déclaré jeudi qu'il enquêtait sur l'affaire et qu'il interrogerait bientôt les personnes faisant face aux allégations d'abus.

En avril, Choi avait également déposé des plaintes auprès de la Fédération coréenne de triathlon et du Comité sportif et olympique coréen (KSOC), réclamant une enquête. Aucune des deux organisations n'est intervenue.

Le ministère du Sport a constitué une équipe d'investigation spéciale, dirigée par la deuxième vice-ministre Choi Yoon-hee, pour se pencher sur les allégations de la défunte athlète et demander aux responsables sportifs pourquoi ils n'ont pas donné suite aux allégations.

L'Association sportive de Gyeongju a ouvert tardivement une procédure disciplinaire jeudi, et l'ancien entraîneur de Choi Suk-hyeon a nié toutes les allégations d'abus à son encontre lors de son audition.

C'est un revirement par rapport à février, lorsque l'entraîneur a envoyé un SMS au père de Choi et lui a proposé d'assumer toutes les responsabilités et de démissionner de son poste.

Choi Yoon-hee, la vice-ministre du Sport, préside une réunion au siège du Comité sportif et olympique coréen (KSOC) à Séoul, le 2 juillet 2020, à la suite du décès de la triathlète sud-coréenne Choi Suk-hyeon, qui s'est suicidée après avoir enduré des années d'abus présumés de son entraîneur et de ses coéquipiers.

Selon des responsables de Gyeongju, l'entraîneur a affirmé jeudi qu'il avait essayé d'empêcher le physiothérapeute de l'équipe de frapper Choi et qu'il n'avait jamais frappé l'athlète lui-même.

Choi a également enregistré les sons de moments où elle a été maltraitée par son entourage, dont certains ont été rapportés à la télévision. Dans certains extraits, on pouvait entendre l'entraîneur menacer de blesser Choi et lui ordonner de jeûner pendant trois jours après avoir échoué à contrôler son poids.

Parmi les autres abus allégués qui ont été signalés, Choi a été forcée d'ingérer pour 200.000 wons (167 dollars) de pâtisseries après avoir commandé une boisson gazeuse lors d'un repas d'équipe, et elle a été battue par le physiothérapeute de l'équipe pour ne pas avoir déclaré qu'elle avait mangé une pêche pour le petit-déjeuner.

Dans ses précédents signalements aux autorités sportives nationales, Choi a affirmé que le physiothérapeute lui avait demandé de l'argent lors de camps d'entraînement en Nouvelle-Zélande en 2015, 2016 et 2019, sans lui dire pourquoi l'argent était nécessaire ni comment il allait être utilisé. Choi a déclaré que parce que le thérapeute était une figure influente, elle avait trop peur de le presser pour plus de détails. Choi et sa famille avaient versé environ 15 millions de wons sur le compte du thérapeute.

Choi a également détaillé le comportement abusif de l'une de ses coéquipières plus âgées. Elle a également demandé de l'argent à Choi sans raison apparente, et Choi a fini par transférer 15 millions de wons sur son compte entre janvier 2016 et septembre 2019.

as26@yna.co.kr

(FIN)

Accueil Haut de page