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Pyongyang rejette de nouveau la possibilité de discuter avec les Etats-Unis avant l'arrivée de Biegun à Séoul

Actualités 07.07.2020 à 08h54

SEOUL, 07 juil. (Yonhap) -- La Corée du Nord a réitéré ce mardi qu'elle n'avait «aucune intention» de discuter avec les Etats-Unis, seulement quelques heures avant que le secrétaire d'Etat adjoint américain Stephen Biegun n'arrive à Séoul pour parler de moyens de sortir les négociations nucléaires avec Pyongyang de l'impasse.

Kwon Jong-gun, le directeur général du département des affaires américaines du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, a formulé ces remarques dans un communiqué en indiquant qu'il y a toujours des gens qui expriment leur volonté d'arbitrer une réunion entre les Etats-Unis et la Corée du Nord même après que la vice-ministre nord-coréenne des Affaires étrangères, Choe Son-hui, a dit clairement que Pyongyang ne tiendrait pas de discussions avec Washington.

«Si nous parlons explicitement une nouvelle fois, nous n'avons aucune intention de nous asseoir face aux Etats-Unis», a insisté Kwon dans un communiqué publié par l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA).

Samedi dernier, Choe a publié un communiqué similaire selon lequel le pays communiste ne ressent aucun besoin de s'asseoir face aux Etats-Unis, en accusant Washington d'avoir tiré profit du dialogue entre les deux pays comme un «outil pour traiter leur crise politique».

Le communiqué de Kwon est survenu dans un contexte où Biegun, qui est aussi l'envoyé nucléaire américain, arrivera en Corée du Sud plus tard dans la journée sur fond de spéculations selon lesquelles il pourrait chercher à relancer les négociations nucléaires avec la Corée du Nord, à l'arrêt actuellement.

Stephen Biegun, le représentant spécial américain pour la Corée du Nord, sourit à son arrivée à l'université Yonsei pour donner une conférence spéciale aux étudiants sud-coréens, le mardi 17 décembre 2019.

Les discussions sur un autre sommet entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un ont trouvé un nouvel élan après que le président Moon Jae-in a déclaré récemment qu'il chercherait la tenue d'une autre réunion avant l'élection présidentielle américaine en novembre.

«Notre vice-ministre nord-coréenne des Affaires étrangères a exprimé clairement sa position dans un communiqué sur les "rumeurs précoces sur un sommet RPDC-USA". Le communiqué a aussi mentionné l'homme indiscret qui a de nouveau parlé de son intention d'arbitrer la RPDC et les Etats-Unis indépendamment du temps», a dit Kwon.

«Néanmoins, nous entendons sans cesse du Sud ce genre de discussions absurdes qu'il n'y a aucun changement dans leurs efforts pour servir d'intermédiaire pour un sommet RPDC-USA. Ils semblent avoir du mal à comprendre ou sont guidés par l'habitude de parler toujours en leur faveur», a-t-il indiqué.

La RPDC est l'acronyme du nom officiel de la Corée du Nord, la République populaire démocratique de Corée.

Kwon a dit que les efforts du Sud pour devenir le «médiateur» seraient vains.

«Le temps montrera si ses efforts seront un succès ou s'ils subiront juste une perte et une moquerie», a-t-il ajouté.

Trump et Kim se sont rencontrés trois fois depuis juin 2018 et ont conclu un accord sur le démantèlement du programme d'armes nucléaires nord-coréen mais peu de progrès ont été réalisés du fait de divergences d'opinions sur l'étendue de la dénucléarisation de Pyongyang et l'allégement des sanctions de Washington.

La semaine dernière, Biegun a déclaré lors d'un forum à Washington que la possibilité d'un autre sommet entre les deux dirigeants avant l'élection présidentielle américaine était faible, mais a réaffirmé que les Etats-Unis restaient disposés à discuter avec le Nord.

L'ancien conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis, John Bolton, a aussi dit plus tôt que Trump pourrait rencontrer Kim s'il pense qu'un sommet pourrait contribuer à ses chances d'être réélu. Une telle réunion pourrait avoir lieu comme une «surprise d'octobre» juste avec l'élection, a-t-il ajouté.

mjp@yna.co.kr

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