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(Interview Yonhap) L'ambassadeur russe appelle à un engagement économique «moteur de paix et de confiance» avec le Nord

Interviews 07.07.2020 à 09h52

SEOUL, 07 juil. (Yonhap) -- L'ambassadeur russe en Corée du Sud, Andrey B. Kulik, a appelé à une coopération économique avec la Corée du Nord, la décrivant comme un «puissant moteur de paix et de confiance mutuelle», dans un contexte de difficultés de plus en plus graves pour Pyongyang en raison de sanctions sévères et de la pandémie de nouveau coronavirus (Covid-19).

Le principal envoyé de la Russie à Séoul a formulé ces remarques lors d'une interview donnée à l'agence de presse Yonhap, faisant référence aux projets intercoréens bloqués et à des engagements trilatéraux impliquant la Russie, tels que le plan logistique utilisant une ligne de chemin de fer reliant la ville portuaire nord-coréenne de Rajin et la ville frontalière russe de Khassan.

L'ambassadeur de Russie en Corée du Sud, Andrey Kulik, accorde une interview à l'agence de presse Yonhap le lundi 6 juillet 2020, à l'ambassade russe à Séoul.

«Lorsque vous entretenez des relations communes, par exemple le complexe industriel de Kaesong et le complexe touristique du mont Kumgang, le gazoduc et la ligne électrique, vous commencez à ne pas penser aux tensions, aux conflits, mais à penser de manière très constructive», a déclaré l'ambassadeur.

«L'économie est un moteur très puissant pour la paix et la confiance mutuelle», a-t-il ajouté.

Ses propos sont intervenus dans le sillage d'une montée des tensions provoquée par la suspension des communications transfrontalières par Pyongyang, la démolition surprise du bureau de liaison intercoréen dans sa ville frontalière de Kaesong et une rhétorique hostile.

Le régime communiste a mené des provocations sur fond de problèmes économiques aggravés déclenchés par des sanctions paralysantes et des restrictions liées au Covid-19 sur le commerce avec la Chine, son principal partenaire économique, le tourisme et d'autres activités commerciales.

L'ambassadeur a exprimé l'espoir de reprise du projet Rajin-Khassan et des échanges économiques intercoréens, soulignant qu'ils sont «absolument pacifiques» et joueront «un rôle politique très important» pour la stabilité de la péninsule.

Le projet Rajin-Khassan s'est enlisé après les essais nucléaires de Pyongyang et le lancement de fusées à longue portée en 2016. Un éventail de projets intercoréens a également été suspendu suite à l'impasse dans les pourparlers nucléaires entre les Etats-Unis et le Nord.

«Quand les circonstances et les conditions politiques le permettront, je pense que ces projets pourront être mis en œuvre», a estimé Kulik.

Evoquant le scepticisme persistant quant à l'engagement avec le Nord, le diplomate a assuré que si toutes les parties allaient «dans la bonne direction», la situation changerait pour le mieux, comme en témoigne le climat de paix qui s'est installé en 2018 avec une série de sommets entre les deux Corées ainsi qu'entre les Etats-Unis et le Nord.

«Il y a (un) vieux proverbe, disant que vous ne pouvez pas applaudir avec une seule main. Vous ne pouvez pas avoir un orchestre avec un seul musicien. Cela devra être un effort commun, pas seulement le nôtre», a-t-il dit.

La Russie, avec la Chine, a souvent été citée comme un pays ayant une influence sur le Nord, une raison pour laquelle la communauté internationale a fait appel à son rôle de catalyseur dans les efforts de paix dans la péninsule. Mais Kulik a contesté cette affirmation, soulignant que Pyongyang est un pays «hautement indépendant».

«Nous devons être très prudents avec de telles conclusions. C'est une entité indépendante qui prend seule les décisions, notamment les questions importantes», a-t-il affirmé.

Interrogé sur l'évaluation par la Russie de la situation du Covid-19 dans le royaume ermite, Kulik a déclaré que Pyongyang semblait avoir «en quelque sorte» réussi à éviter la pandémie. Le Nord n'a pas encore officiellement signalé de cas de contamination, bien qu'il ait souligné les efforts déployés à l'échelle nationale pour contenir l'épidémie.

«Je n'ai pas eu connaissance de faits qui pourraient me faire croire qu'il y a une pandémie en Corée du Nord. Non. Pas de faits», a-t-il déclaré. «Nos ressortissants à Pyongyang n'ont également jamais parlé de la pandémie. D'une manière ou d'une autre, ils l'ont gérée.»

Concernant la spéculation selon laquelle Moscou aurait permis à certains travailleurs nord-coréens, interdits par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, de rester en Russie avec des visas d'étudiant ou de tourisme, Kulik a souligné que son pays avait «sincèrement et systématiquement» rempli toutes ses obligations.

as26@yna.co.kr

(FIN)

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