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L'ex-secrétaire appelle à une enquête sur l'abus sexuel allégué du défunt maire

Actualités 13.07.2020 à 17h30
Kim Jae-ryun (à dr.), avocate représentant une ancienne secrétaire du défunt maire de Séoul Park Won-soon, prend la parole lors d'une conférence de presse tenue au Numéro d'urgence des femmes coréennes, dans l'ouest de Séoul, le 13 juilllet 2020.

SEOUL, 13 juil. (Yonhap) -- Des groupes civiques représentant une ancienne secrétaire du défunt maire de Séoul, Park Won-soon, qui a soulevé des allégations de harcèlement sexuel contre ce dernier ont appelé ce lundi à une enquête sur cette affaire.

Lors d'une conférence de presse, des responsables du Numéro d'urgence des femmes coréennes et du Centre coréen de secours contre les violences sexuelles ont appelé à lancer une enquête à part entière sur l'affaire dans laquelle «la victime a rassemblé son courage en espérant que l'affaire serait résolue devant la justice».

«Nous faisons face à une situation dans laquelle le prévenu est absent mais cela ne signifie pas la disparition de la vérité», ont-elles souligné avant d'appeler la police et la municipalité à renforcer leur investigation sur l'affaire.

Cette affaire a fait surface après qu'il a été révélé que Park, mort la semaine dernière dans un suicide apparent, avait fait l'objet d'une plainte déposée par son ancienne secrétaire juste deux jours avant son décès.

L'ancienne secrétaire a affirmé que Park a procédé à un «contact physique» non désiré et envoyé des messages «inappropriés» via une application de messagerie mobile. Elle a demandé à la police la protection suite à la plainte

Kim Jae-ryun, avocate représentant l'ex-secrétaire, a déclaré que sa cliente avait demandé à être affectée à un autre poste après l'abus allégué et a montré des photos et textos envoyés par Park à plusieurs de ses amies et collègues. Ils ont été présentés comme preuves aux autorités judiciaires.

Dans une déclaration lue par une responsable du Centre de secours contre violences sexuelles, la victime a déclaré «espérer vivre dans un monde où elle pourrait mener une vie humaine» et «retrouver une vie quotidienne saine».

«Je voulais lui crier de ne pas se comporter comme cela dans la sécurité offerte par une cour de justice. Je voulais crier que je souffre. Je voulais lui pardonner. Je voulais recevoir des excuses humaines et être jugée par la loi en Corée du Sud qui est un Etat de droit», a-t-elle déploré.

L'ancienne secrétaire se trouve au centre d'une querelle politique après la mort subite du maire trois fois élu.

Si certains affichent leur soutien et solidarité à la victime présumée, d'autres l'accusent d'avoir formulé de fausses accusations et ont menacé de la persecuter.

Kim a noté que la victime a déposé une autre plainte auprès de la police pour les «dommages secondaires» qui ont été infligés après la mort de Park.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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