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(2e LD) Dokdo : un diplomate japonais convoqué suite à la nouvelle revendication du Japon

National 14.07.2020 à 16h01

SEOUL, 14 juil. (Yonhap) -- Le ministère des Affaires étrangères a convoqué ce mardi Hirohisa Soma, un haut responsable de l'ambassade du Japon à Séoul, pour protester après que Tokyo a renouvelé sa revendication territoriale à propos des îlots de Dokdo, en mer de l'Est, dans son dernier livre blanc sur la défense

Kim Jung-han, directeur général des affaires de l'Asie et du Pacifique au ministère des Affaires étrangères de Séoul, a convoqué le diplomate japonais pour exprimer ses regrets sur le rapport annuel et demander à Tokyo de retirer sa revendication.

Soma est entré dans le bâtiment du ministère vers 11h sans répondre aux questions des journalistes.

Le livre blanc sur la défense, approuvé par le cabinet japonais plus tôt dans la journée, décrit la question de Dokdo comme «non résolue», tout comme sa dispute territoriale de plusieurs années avec la Russie sur les îles Kouriles.

En ce qui concerne la menace nord-coréenne, le rapport a utilisé des termes plus forts pour dire explicitement que Pyongyang serait capable d'attaquer Tokyo avec des ogives nucléaires.

Hirohisa Soma, un haut fonctionnaire de l'ambassade du Japon à Séoul, entre au ministère des Affaires étrangères à Séoul, le mardi 14 juillet 2020.

Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a exhorté le Japon à retirer immédiatement sa revendication sur Dokdo.

«Nous protestons fortement contre le fait que le Japon répète une revendication territoriale injuste sur Dokdo qui est clairement notre territoire inhérent, historiquement, géographiquement et par le droit international, et nous demandons le retrait immédiat de cette affirmation», a déclaré le porte-parole du ministère, Kim In-chul, dans un commentaire.

«Le Japon doit reconnaître que répéter sa revendication injuste et absurde sur Dokdo est inutile pour les relations bilatérales entre la Corée du Sud et le Japon. Notre gouvernement dit clairement une nouvelle fois que les affirmations du gouvernement japonais n'ont pas d'influence sur notre souveraineté sur Dokdo et que nous réagirons sévèrement contre toute provocation liée aux îlots», a-t-il souligné.

Le ministère de la Défense a aussi convoqué Matsumoto Takashi, l'attaché militaire japonais à Séoul, et a déposé une plainte sur la revendication territoriale. L'officier japonais n'a pas répondu aux questions des journalistes sur la position du Japon et les relations bilatérales avant d'entrer dans le bâtiment du Comité des chefs d'état-major interarmées (JCS), dans l'enceinte du ministère.

Tokyo présente chaque année sa revendication sur Dokdo, appelé Takeshima par le Japon, dans son livre bleu diplomatique et son livre blanc sur la défense depuis 2005, provoquant des tensions avec Séoul.

Les revendications renouvelées du Japon sur les îlots sont survenues alors que les liens bilatéraux ont été refroidis en raison de la question de l'indemnisation de victimes coréennes du travail forcé et des restrictions d'exportation de Tokyo contre la Corée du Sud.

La Corée du Sud rejette cette affirmation, car le pays a regagné son indépendance à la fin du régime colonial japonais et a retrouvé la souveraineté sur son territoire, y compris Dokdo et de nombreuses autres îles autour de la péninsule coréenne.

Depuis 1954, la Corée du Sud possède un petit détachement de police à Dokdo.

Matsumoto Takashi, attaché militaire japonais à Séoul, entre dans le bâtiment du Comité des chefs d'état-major interarmées (JCS), dans l'enceinte du ministère de la Défense, le mardi 14 juillet 2020.

Le ministère sud-coréen de la Défense a exprimé également des regrets profonds sur le fait que le rapport japonais sur la défense répète les «affirmations unilatérales sans fondement» selon lesquelles un navire de guerre sud-coréen a visé un avion de patrouille maritime japonais avec un radar de contrôle de tir en 2018.

La Corée du Sud a rejeté catégoriquement les affirmations en disant que le navire de guerre n'a jamais eu recours à un radar de poursuite alors qu'il menait une mission de sauvetage d'un bateau de pêche nord-coréen qui dérivait en mer de l'Est.

Cet incident, dans lequel l'avion de patrouille maritime japonais a aussi effectué un vol menaçant à une basse altitude au-dessus de vaisseaux sud-coréens, a fait tomber les relations militaires bilatérales au plus bas.

Le ministre a aussi déclaré avoir «demandé sévèrement au Japon de déployer des efforts sérieux pour restaurer la confiance entre les deux pays», en soulignant que la décision de Séoul de suspendre la fin du pacte de partage d'informations, l'Accord de sécurité générale d'informations militaires (GSOMIA), visait à résoudre proactivement les tensions.

Cette image extraite du dernier livre blanc sur la défense du Japon montre le mardi 14 juillet 2020 Dokdo (cercle rouge) indiqué sous le nom japonais de Takeshima dans le cadre de la revendication territoriale de Tokyo sur ces îlots sud-coréens.

mjp@yna.co.kr

(FIN)

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