Go to Contents Go to Navigation

Notre site utilise des cookies et d'autres techniques pour offrir une meilleure qualité de service. En continuant à visiter le site, vous acceptez l'usage de ces techniques et notre politique. Voir en détail

(LEAD) La ville de Séoul lancera une enquête sur les abus sexuels allégués du défunt maire

Actualités 15.07.2020 à 14h47
Le porte-parole de la municipalité de Séoul annonce le projet de lancer une enquête sur les allégations d'abus sexuel visant le défunt maire Park Won-soon, le mercredi 15 juillet 2020, à la mairie de Séoul.
Le portrait du maire de Séoul Park Won-soon durant ses funérailles le lundi 13 juillet 2020.

SEOUL, 15 juil. (Yonhap) -- La municipalité de Séoul a annoncé ce mercredi son projet de lancer une enquête sur les allégations d'inconduite sexuelle du défunt maire, Park Won-soon, soulevées par son ancienne secrétaire.

L'édile de la capitale sud-coréenne trois fois élu, a été retrouvé mort sur une colline boisée du mont Bukak, dans le nord de Séoul, quelques minutes après minuit dans la nuit du 9 au 10 juillet. Plusieurs centaines de policiers et de secouristes étaient partis à sa recherche après que sa famille a signalé sa disparition jeudi dernier.

Une note portant la mention «désolé et au revoir» a été retrouvée dans le bureau de sa résidence officielle. Sa mort brutale est intervenue un jour après qu'une ex-secrétaire de Park a déposé une plainte auprès de la police.

Des groupes civiques et son avocate ont donné une conférence de presse lundi où ils ont affirmé que l'ancienne secrétaire a souffert des contacts physiques indésirables et reçu des messages inappropriés de Park pendant plus de quatre ans.

La ville de Séoul a déclaré qu'elle formerait une équipe conjointe d'investigation composée de groupes de défense des droits des femmes et des droits de l'homme, ainsi que des experts juridiques afin de «garantir l'impartialité et l'objectivité».

«La ville de Séoul s'efforcera de découvrir la vérité à travers l'équipe conjointe d'investigation impliquant des experts extérieurs, tels que des groupes de défense des droits des femmes, des experts des droits de l'homme et des spécialistes juridiques. En formant et gérant le comité conjoint, (la ville) garantira l'impartialité et l'objectivité de l'enquête», a fait savoir le porte-parole de la municipalité Hwang In-sik, devant la presse.

Hwang n'a pas donné davantage de détails sur la taille ou les membres de l'équipe, notamment si les départements de l'égalité des sexes et des droits de l'homme de la municipalité ainsi que les groupes civiques qui ont représenté l'ancienne secrétaire en feront partie ou non.

«Les valeurs de la ville exigent que l'impartialité et l'objectivité soient priorisées... nous déciderons d'un niveau et d'une étendue que les parties pourront accepter après des consultations suffisantes avec les groupes de défense des droits des femmes et des droits de l'homme», a ajouté Hwang.

Le programme détaillé de l'enquête n'a pas encore été dévoilé. La municipalité a indiqué que prévenir les «dommages secondaires» infligés à l'ancienne secrétaire et fournir toutes les mesures de soutien possibles pour soutenir son rétablissement seraient la priorité.

Hwang a indiqué que la ville fournirait des soutiens «efficaces, suffisants et maximums» à la victime alléguée, dont des séances de thérapie avec des psychologues ainsi que des mesures de sécurité pour la résidence de l'ex-secrétaire.

La conférence de presse d'aujourd'hui est intervenue dans un contexte de pression croissante sur la municipalité pour ouvrir une enquête sur cette affaire que les groupes de défense des droits des femmes ont décrite comme un exemple typique d'abus sexuel sur le lieu de travail reposant sur un écart de pouvoir.

Lee Mi-kyoung, qui dirige le Centre coréen de secours contre les violences sexuelles, a souligné que la victime était «incapable de refuser ou de défier le maire, en tant que secrétaire» et que sa demande d'aide est restée lettre morte, car la plupart des membres du gouvernement municipal lui ont dit qu'il devait s'agir d'une «erreur» ou que «cela fait partie du travail d'une secrétaire de soutenir émotionnellement le maire».

rainmaker0220@yna.co.kr

(FIN)

Accueil Haut de page