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Tracts anti-Pyongyang : le gouvernement révoque les licences de deux groupes de transfuges nord-coréens

Actualités 17.07.2020 à 17h25
Park Sang-hak, chef de Free North Korea. (Photo d'archives Yonhap)

SEOUL, 17 juil. (Yonhap) -- Le ministère de l'Unification a annoncé ce vendredi avoir révoqué les licences de Free North Korea, géré par Park Sang-hak, et de Kuensaem, dirigé par le frère cadet de ce dernier, Park Jung-oh, pour avoir envoyé des prospectus de propagande anti-Pyongyang vers la Corée du Nord.

Cette décision a été prise un mois après que la Corée du Nord a fait exploser le bureau de liaison conjoint dans sa ville frontalière de Kaesong en signe d'indignation contre les prospectus critiquant le dirigeant Kim Jong-un, disant que ces envois vont à l'encontre d'une série d'accords de paix signés entre les deux parties.

Le ministère a indiqué avoir annulé les licences des deux groupes de transfuges nord-coréens après «avoir examiné de manière globale des documents pertinents, dont leur dernière explication».

«L'acte d'envoyer des tracts et d'autres articles par ces entités a gravement entravé les politiques du gouvernement liées à l'unification et les efforts pour l'unification, [...] mis en danger la sécurité des habitants des régions près de la frontière et créé des tensions sur la péninsule coréenne», a déclaré le ministère.

Le ministère a également estimé que la campagne d'envoi servait un but autre que l'objectif désigné lors de l'établissement de l'organisation.

L'annulation des licences rendra difficile la levée de fonds des groupes pour mener leurs activités, comme ils n'auront plus droit aux divers bénéfices accordés aux organisations enregistrées.

Les envois de prospectus à travers la frontière sont récemment devenus une source principale de tensions transfrontalières depuis que Pyongyang les a décrits comme une violation d'un accord signé en 2018 lors d'un sommet intercoréen et menacé de prendre une série de mesures de représailles contre la Corée du Sud si celle-ci n'arrête pas ces activités.

Séoul avait conseillé aux groupes de ne pas envoyer de tels tracts en soulignant que ces activités vont à l'encontre d'une loi sur les échanges et la coopération intercoréens et pourraient aussi mettre en danger la sécurité des résidents dans les zones frontalières.

Néanmoins, les groupes ont ignoré l'appel en invoquant leur droit à la liberté d'expression et en soulignant que les envois sont destinés à fournir des informations aux habitants nord-coréens.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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