Go to Contents Go to Navigation

Notre site utilise des cookies et d'autres techniques pour offrir une meilleure qualité de service. En continuant à visiter le site, vous acceptez l'usage de ces techniques et notre politique. Voir en détail

Le candidat au poste de chef du renseignement interrogé pour avoir prétendument falsifié ses dossiers scolaires

National 27.07.2020 à 19h58

SEOUL, 27 juil. (Yonhap) -- Park Jie-won, le candidat au poste de directeur du Service national du renseignement (NIS), a été vigoureusement interrogé lors de son audience de confirmation ce lundi sur les allégations selon lesquelles il aurait fabriqué ses dossiers scolaires alors qu'il était ministre.

Park, un ancien député quatre fois élu, a affirmé avant et pendant l'audience avoir été transféré à l'université Dankook en 1965 après avoir terminé un cursus de deux ans à l'université nationale d'éducation de Gwangju.

Mais les députés du principal parti d'opposition, le Parti unifié du futur (PUF), le soupçonnent d'avoir soumis de faux dossiers pendant le processus de transfert, affirmant qu'il a à la place terminé un cours de quatre ans à l'université Chosun. Ils affirment que Park a secrètement falsifié son dossier académique à Dankook en 2000 en profitant de sa position de ministre de la Culture pour prétendre qu'il a quitté l'université nationale d'éducation de Gwangju, afin de dissimuler la prétendue fabrication.

Park a également été secrétaire en chef de l'ancien président Kim Dae-jung, qui a dirigé le pays de 1998 à 2003.

Lors de l'audition parlementaire, le rdéputé Ha Tae-keung du PUF a soulevé l'allégation selon laquelle Park aurait fait pression sur l'université Dankook pour qu'elle révise ses dossiers de transfert en 2000.

Park Jie-won, candidat au poste de directeur du Service national du renseignement, répond aux questions lors de son audition de confirmation à l'Assemblée nationale à Séoul le 27 juillet 2020.

Ha a exigé que Park soumette des copies originales de ses bulletins scolaires, ce que Park a refusé, affirmant qu'il n'était pas en tort.

«La tâche de classer les dossiers scolaires revient à l'université (concernée). Je ne suis pas responsable de cela», a déclaré Park, rejetant les appels répétés de Ha. «Il n'y a pas même l'ombre d'un tort.»

Quant à la politique du gouvernement Kim Dae-jung à l'égard de la Corée du Nord, le député Joo Ho-young, chef de file du PUF, a déclaré que Park avait accepté de verser 3 milliards de dollars à la Corée du Nord en 2000 en échange de l'organisation d'un sommet entre le président Kim et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il en juin de la même année.

Joo a fait valoir qu'un accord subsidiaire intercoréen signé par Park le 8 avril 2000 en tant qu'envoyé spécial exigeait que la Corée du Sud fournisse l'argent à des fins humanitaires. Le député a ensuite présenté la signature de Park sur le document.

Park a déclaré n'avoir signé aucun document de ce type.

Le PUF, qui conteste les «relations amicales» de Park avec la Corée du Nord, a tenté de bloquer sa nomination officielle à la tête de l'agence du renseignement.

La commission parlementaire du renseignement, où huit des douze sièges sont occupés par le Parti démocrate au pouvoir, a toutefois de fortes chances de donner son feu vert à sa nomination. Même sans l'approbation de la commission, le président a le droit d'officialiser la nomination.

Au début de l'audience de confirmation, Park s'est engagé à ce que, s'il prend ses fonctions, le service national du renseignement ne s'immisce pas dans la politique intérieure et les élections nationales, conformément aux efforts du gouvernement pour réformer l'agence.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

Accueil Haut de page