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Projet Iter : début de l'assemblage d'un réacteur à fusion nucléaire avec l'aide de la Corée du Sud

Science/Tech 28.07.2020 à 17h03

SEOUL, 28 juil. (Yonhap) -- L'assemblage d'un réacteur à fusion nucléaire international qui a le potentiel de répondre aux besoins énergétiques de l'humanité a réellement commencé ce mardi, la Corée du Sud jouant un rôle clé, a déclaré le ministère de la Science et des TIC.

Le consortium du réacteur thermonucléaire expérimental international (Iter) a officiellement annoncé à Cadarache, en France, qu'il a commencé à monter l'unité expérimentale qui aidera à justifier la faisabilité de la production d'électricité par fusion.

Cette image fournie par le ministère de la Science montre les composants clés qui ont été fournis par les membres du consortium Iter pour construire le réacteur à fusion. (Revente et archivage interdits)

La Corée du Sud a officiellement rejoint le consortium de réacteurs à fusion nucléaire de nouvelle génération fin 2006, qui comprend également l'Union européenne, les Etats-Unis, la Russie, la Chine, le Japon et l'Inde. Le pays a fourni l'outil massif, dit «géant», chargé d'assembler le secteur de chambre à vide le plus critique du réacteur.

«Avec l'outil de sous-assemblage géant pesant 900 tonnes et mesurant 23 mètres de haut en place, Iter a commencé à fabriquer le réacteur dans le but de réaliser un premier test de plasma en décembre 2025», a déclaré le ministère et l'Institut national de la recherche sur la fusion (NFRI). Cet accomplissement ouvrira la voie à un développement ultérieur.

Le chef du NFRI, Yoo Suk-jae, a déclaré que lors de la phase d'assemblage, la Corée du Sud est responsable de plus de 70% des tâches, dépassant de loin sa part totale dans le projet Iter qui est de 9%.

Outre l'outil de sous-assemblage, le pays est responsable de la fourniture du bouclier thermique, des modules de couverture pour la chambre à vide et de la bobine de champ toroïdal qui maintient le champ de plasma en place.

Iter utilise du deutérium et du tritium comme carburant qui est injecté dans une immense chambre à vide capable de contenir un champ de plasma très chaud. Le champ de plasma atteignant des températures de 150 millions de degrés Fahrenheit, déclenche la réaction de fusion génératrice d'énergie créant de l'hélium, des particules neutroniques et de la chaleur. Si ce processus est soutenu, il peut théoriquement créer un soleil artificiel sur Terre qui peut fournir à l'humanité un approvisionnement illimité en énergie.

Chantier d'Iter. (Photo fournie par le ministère de la Science. Revente et archivage interdits)

Le deutérium et le tritium peuvent être trouvés dans l'océan et dans l'eau douce, un volume de carburant deutérium-tritium de la taille d'un ananas permet de produire la même quantité d'énergie que 10.000 tonnes de charbon.

La centrale Iter est conçue pour fournir une puissance de 500 mégawatts qui, si elle est connectée à un réseau électrique, se traduit par 200 MW d'électricité, ce qui est suffisant pour alimenter 200.000 foyers. Une version commerciale à plus grande échelle pourrait générer 2.000 MW d'électricité pouvant être utilisés par 2 millions de foyers.

Les partisans d'Iter ont déclaré que le coût de la construction et de l'exploitation d'un réacteur à fusion nucléaire commercial serait similaire à celui d'une centrale nucléaire à fission conventionnelle, mais sans carbone et sans les dépenses supplémentaires liées à l'élimination des déchets et sans la crainte d'accidents catastrophiques liés aux radiations.

as26@yna.co.kr

(FIN)

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