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(3e LD) La Corée du Sud autorisée à développer des fusées spatiales à propergol solide

Science/Tech 28.07.2020 à 17h16

SEOUL, 28 juil. (Yonhap) -- La Corée du Sud a annoncé ce mardi pouvoir désormais développer des fusées spatiales à propergol solide selon les nouvelles directives sur les missiles avec les Etats-Unis, en disant que cela aidera à améliorer les capacités d'intelligence, de surveillance et de reconnaissance (ISR) de l'armée sud-coréenne et à développer le programme spatial du secteur privé.

Les alliés sont convenus de lever les restrictions imposées il y a plusieurs décennies sur l'utilisation de carburants solides par la Corée du Sud pour le lancement de fusées spatiales, selon le conseiller adjoint à la sécurité nationale Kim Hyun-chong.

«Aujourd'hui, (les deux parties) ont adopté la révision 2020 des directives sur les missiles pour supprimer complètement les restrictions sur l'utilisation de carburants solides pour les véhicules spatiaux (de la Corée du Sud)», a déclaré Kim lors d'une conférence de presse.

Par conséquent, les entreprises, les instituts de recherche et même les particuliers sud-coréens pourront techniquement «développer, produire et posséder» divers types de fusées spatiales utilisant non seulement des carburants liquides mais aussi solides ou hybrides sans aucune restriction, a-t-il ajouté.

Le conseiller adjoint à la sécurité nationale Kim Hyun-chong prend la parole le mardi 28 juillet 2020 lors d'une conférence de presse à Cheong Wa Dae à Séoul.

Cela aidera à améliorer les capacités ISR de l'armée en lui permettant de lancer des satellites d'espionnage en orbite terrestre basse, à une altitude de 500 à 2.000 km, n'importe quand et n'importe où, a détaillé Kim.

Dans ce cas-là, la péninsule coréenne toute entière pourra être mise sous surveillance 24h sur 24h, comme un «œil qui ne clignote jamais», a-t-il souligné.

Comme les satellites opèreront plus près de la Terre, la résolution des images prises sera plus élevée.

Le lancement d'une fusée à propergol solide est plus rapide et elle est plus difficile à détecter avant le décollage. Cette fusée présente un meilleur rapport coût-efficacité en carburant, causant moins de corrosion des métaux. Elle est plus facile à lancer depuis un lanceur-monteur-transporteur (TEL).

Si la Corée du Sud accélère les projets de recherche et développement concernés, elle pourrait avoir plusieurs satellites de reconnaissance militaires avant la fin des années 2020, a dit Kim.

L'armée cherche à mettre à jour les moyens d'ISR, notamment dans le cadre des préparations pour le transfert du contrôle opérationnel (OPCON) en temps de guerre des forces sud-coréennes de l'allié américain à la Corée du Sud.

«A travers la révision (des directives), je voudrais dire qu'un fondement systémique pour améliorer nos infrastructures spatiales avait été créé et qu'une voie avait été ouverte pour que la version coréenne du New Deal s'élargisse à l'espace», a-t-il indiqué, en citant une croissance rapide de l'industrie spatiale mondiale. Il faisait référence aux initiatives dans le numérique et l'écologie de l'administration de Moon Jae-in pour créer des emplois et promouvoir la croissance économique sur fond de crise du nouveau coronavirus.

Séoul avait signé les directives sur les missiles avec Washington en 1979. Elles avaient été révisées pour la dernière fois en 2017 afin de supprimer la limite de charge de 500 kilogrammes pour les missiles balistiques sud-coréens d'une portée de 800 kilomètres.

Kim a indiqué que la limite concernant la portée restait en place mais qu'elle pouvait être résolue «en temps utile» si cela est nécessaire d'un point de vue militaire.

Cette fois-ci, a-t-il poursuivi, la Corée du Sud s'est concentrée sur la question des fusées spatiales.

Le président Moon Jae-in a ordonné au Bureau de la sécurité nationale de Cheong Wa Dae à la fin d'octobre dernier de tenir des discussions avec les Etats-Unis sur les directives. Kim a dirigé les négociations pendant neuf mois.

mjp@yna.co.kr

(FIN)

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