Go to Contents Go to Navigation

Notre site utilise des cookies et d'autres techniques pour offrir une meilleure qualité de service. En continuant à visiter le site, vous acceptez l'usage de ces techniques et notre politique. Voir en détail

Tracts anti-Pyongyang : Séoul expliquera à un rapporteur onusien sa décision d'enquêter sur des activistes

Actualités 29.07.2020 à 10h35

SEOUL, 29 juil. (Yonhap) -- Des officiels du ministère de l'Unification tiendront cette semaine une visioconférence avec le rapporteur spécial de l'ONU sur la situation des droits de l'Homme en Corée du Nord pour expliquer la récente décision prise par le ministère d'enquêter sur des groupes de militants pour leurs activités d'envoi de tracts anti-Pyongyang vers le pays communiste, a déclaré ce mercredi un officiel.

La réunion avec le rapporteur spécial prévue ce jeudi interviendra après que le ministère a annoncé qu'il inspecterait des dizaines de groupes de militants, dont ceux gérés par des transfuges nord-coréens, pour confirmer si les activités correspondent à leurs buts déclarés.

L'enquête fait suite à une décision prise plus tôt par le ministère pour révoquer les licences de deux groupes de transfuges accusés d'avoir envoyé des prospectus anti-Pyongyang au mépris des appels répétés du gouvernement contre ce type d'activités.

Des groupes de militants et de défense des droits de l'Homme ont protesté contre ces mesures en disant que ceux-ci violent leur liberté d'expression. Le rapporteur spécial a exprimé également ses inquiétudes sur cette inspection.

L'envoi de tracts a émergé comme une source principale des tensions transfrontalières depuis que Pyongyang l'a défini comme une violation d'un accord signé lors d'un sommet intercoréen et a menacé de prendre une série de mesures de représailles contre la Corée du Sud si cette dernière ne met pas fin à ces activités.

La Corée du Nord a décrit la Corée du Sud comme un «ennemi» et détruit le bureau de liaison conjoint à sa ville frontalière de Kaesong à cause de la question des tracts le mois dernier.

La Corée du Sud déconseille à ces groupes d'envoyer des tracts vers le Nord en indiquant qu'ils peuvent exacerber les tensions et mettre la vie des habitants des régions frontalières en danger. Les groupes d'activistes ont affirmé que l'envoi de prospectus avait pour objectif de donner au peuple souffrant dans le pays isolé des informations sur le monde extérieur.

Le transfuge nord-coréen Park Sang-hak, qui dirige Fighters for a Free North Korea (FFNK), monte dans une voiture devant le bureau du groupe à Séoul, le 26 juin 2020, après que la police a terminé sa recherche et a saisi le bureau dans le cadre de son enquête sur l'envoi de tracts anti-Pyongyang du groupe.

mjp@yna.co.kr

(FIN)

Accueil Haut de page