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La Corée du Sud veut renforcer les sanctions contre les parents violents

Actualités 29.07.2020 à 19h48

SEOUL, 29 juil. (Yonhap) -- La Corée du Sud compte imposer des sanctions plus sévères aux parents qui maltraitent leurs enfants et fournir un filet de sécurité pour les enfants à risque, a déclaré ce mercredi le ministère de l'Education.

Dans le cadre de ces mesures, le gouvernement prévoit de supprimer une loi vieille de plusieurs décennies qui permet aux personnes ayant des droits parentaux de punir physiquement leurs enfants. L'article 915 de la loi civile sud-coréenne indique que «la personne ayant l'autorité parentale peut, afin de protéger ou d'éduquer son enfant, prendre les mesures disciplinaires nécessaires à l'encontre de celui-ci».

Cette loi, promulguée en 1958, a été source de controverses, les critiques affirmant qu'elle peut inciter les parents à considérer les enfants comme leur «possession» et justifier les mauvais traitements infligés aux enfants.

En plus d'abroger la loi, le gouvernement prévoit de mener une campagne de prévention sur la maltraitance des enfants et de lancer un groupe de travail chargé de revoir les sanctions à l'encontre des parents violents.

Afin de protéger les enfants, le gouvernement prévoit d'introduire une politique qui accorderait aux fonctionnaires le droit de séparer les enfants de leurs parents.

Outre ces changements juridiques, le gouvernement prévoit d'affecter des fonctionnaires aux questions relatives à la maltraitance des enfants et de mettre en place un système plus exhaustif afin que les organismes gouvernementaux et les écoles concernés puissent partager les informations sur les enfants à risque.

Ces dernières mesures interviennent après que plusieurs cas de maltraitance d'enfants ont choqué la nation.

Un enfant de 9 ans, ayant les doigts brûlés et de graves contusions, trouvé par un voisin, a été maltraité par son beau-père et sa mère, tandis qu'un autre enfant de 9 ans est mort après avoir été enfermé dans une valise par la petite amie de son père.

Le président Moon Jae-in a exhorté les responsables à se pencher sur la protection de l'enfance et à détecter les enfants dans le besoin, mentionnant que passer plus de temps à la maison en raison de l'épidémie de nouveau coronavirus pourrait les exposer à davantage de maltraitance.

Un homme, accusé de maltraiter sa belle-fille, assiste à une audience au tribunal de district de Changwon à Miryang, à 386 km au sud de Séoul, le 15 juin 2020.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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