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La question du travail forcé du Japon devrait être abordée sous l'angle des droits de l'Homme

International 29.07.2020 à 22h59
Des participants assistent à un forum international à Séoul sous forme de visioconférence sur le travail forcé pratiqué par le Japon durant la Second Guerre mondiale.

SEOUL, 29 juil. (Yonhap) -- La question de la reconnaissance par le Japon de ses méfaits durant la Second Guerre mondiale devrait être abordée et traitée dans la perspective de corriger une violation des droits de l'Homme, ont dit des experts ce mercredi.

«La question de l'interprétation de la mobilisation forcée et du travail forcé n'est pas seulement une question entre les deux pays (la Corée du Sud et le Japon), mais une question multilatérale impliquant la Chine et les prisonniers des alliés durant la guerre, et il est aussi nécessaire de la souligner comme une question des droits de l'Homme», a indiqué Kim Min-chul, professeur d'histoire à l'université de Kyung Hee à Séoul.

Ces commentaires ont été faits lors d'un forum international à Séoul sur les positions et politiques révisionnistes du Japon concernant le travail forcé suite à l'inscription de ses 23 sites industriels de l'ère Meiji au patrimoine mondial de l'Unesco en 2015.

Lors de leur inscription au patrimoine mondial en 2015, le comité du patrimoine mondial de l'Unesco a appelé Tokyo à préparer une stratégie d'interprétation qui permettrait de comprendre l'«histoire entière de chaque site». Tokyo a promis à l'époque de prendre des mesures de manière à rendre hommage aux victimes du travail forcé en établissant un centre d'information sur les sites.

En juin, Tokyo a ouvert le centre d'information mais a ignoré la recommendation du comité, sans fournir aucune explication sur le travail forcé pratiqué sur les sites.

Kim a appelé le Japon à tenir sa promesse faite à l'Unesco afin de réaliser les «valeurs universelles» du comité.

«Une solution serait de transformer le centre d'information, qui est critiqué comme centre de distorsion de l'histoire, en centre de partage des mémoires de l'Asie de l'Est, impliquant les parties prenantes et les pays concernés», a indiqué le professeur.

Todd Henry, un professeur agrégé d'histoire à l'université de Californie, à San Diego, a fait valoir que les «cadres nationalisés» dans le traitement du problème historique avec le Japon ne donnent pas nécessairement de pouvoir aux victimes individuelles.

Henry a également souligné la nécessité d'aborder la question «de manière à mieux saisir les forces insidieuses qui se perdent souvent dans les cadres dominés par l'Etat» en se souvenant du passé et en utilisant l'histoire dans le présent.

Le ministre sud-coréen de la Culture, Park Yang-woo, a appelé le Japon lors d'un discours d'ouverture à honnêtement reconnaître les victimes des pays affectés par ses atrocités du passé.

«Le Japon a vraiment besoin de réfléchir et de s'excuser pour ses méfaits du passé afin de gagner la confiance des pays asiatiques et coopérer réellement et travailler ensemble avec eux», a déclaré Park.

Le ministre de la Culture, Park Yang-woo, prend la parole lors d'un forum international, le mercredi 29 juillet 2020, sur le travail forcé exercé par le Japon à l'encontre des Coréens durant la Seconde Guerre mondiale.

eloise@yna.co.kr

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