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L'enquête sur les activistes ne doit pas compromettre l'amélioration de la situation des droits au Nord, selon un rapporteur onusien

Actualités 30.07.2020 à 20h05

SEOUL, 30 juil. (Yonhap) -- L'enquête prochaine de la Corée du Sud sur les groupes d'activistes, y compris ceux dirigés par des transfuges nord-coréens, doit être menée de manière à ne pas saper leurs efforts pour améliorer la situation des droits de l'Homme en Corée du Nord, a déclaré ce jeudi un rapporteur spécial des Nations unies.

Le rapporteur spécial Tomas Ojea Quintana a fait cette remarque lors d'une réunion vidéo avec un haut fonctionnaire du ministère de l'Unification, le ministère s'apprêtant à mener une enquête sur les groupes d'activistes pour déterminer s'ils opèrent conformément à leurs objectifs commerciaux déclarés.

Le ministère a révoqué les licences de deux groupes de transfuges accusés d'avoir envoyé des tracts anti-Pyongyang au mépris des appels répétés du gouvernement contre de telles activités. La Corée du Nord a vivement protesté contre l'envoi de ces tracts, allant jusqu'à faire exploser un bureau de liaison conjoint le mois dernier.

Le rapporteur spécial est préoccupé par l'enquête à venir du ministère.

«Nous avons expliqué que notre décision de révoquer les permis d'exploitation de Fighters for a Free North Korea et de Keunsaem est conforme aux motifs d'annulation par le droit civil», a déclaré le ministère dans un communiqué.

Le fonctionnaire a également expliqué que le ministère ne cible pas les groupes d'activistes envoyant des tracts ou dirigés par des transfuges, mais a sélectionné des groupes n'ayant pas soumis pas entièrement leurs rapports annuels conformément à la loi.

«Quintana a dit mieux comprendre la décision du gouvernement lors de la réunion et que le gouvernement sud-coréen devait écouter les groupes de transfuges et d'activistes et coopérer avec eux», a déclaré le ministère.

L'envoi de tracts est devenu une source majeure de tensions transfrontalières depuis que Pyongyang a estimé que ces envois constituent une violation d'un accord intercoréen et qu'il a menacé de prendre des mesures de rétorsion contre la Corée du Sud si elle ne mettait pas fin à cette activité.

Le rapporteur spécial des Nations unies Tomas Ojea Quintana le 21 juin 2019 à Séoul.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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