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Un diplomate ordonné de rentrer immédiatement pour des allégations d'attouchements sexuels en Nouvelle-Zélande

Actualités 03.08.2020 à 17h07
Ambassadeur néo-zélandais

SEOUL, 03 août (Yonhap) -- Le ministère des Affaires étrangères a ordonné à un diplomate de rentrer immédiatement au pays suite à des allégations selon lesquelles il aurait agressé sexuellement un employé de l'ambassade lorsqu'il était affecté en Nouvelle-Zélande, a fait savoir ce lundi un officiel du ministère.

Le Néo-Zélandais a accusé le diplomate sud-coréen d'avoir touché différentes parties de son corps à trois reprises en 2017. Cette affaire a refait surface après que la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern l'a soulevée lors d'un entretien téléphonique avec le président Moon Jae-in.

«Nous lui avons ordonné aujourd'hui de rentrer immédiatement. C'est une mesure prise car il a causé beaucoup de troubles», a déclaré un haut officiel du ministère.

Ce dernier a également ajouté que la Corée du Sud était disposée à coopérer pour l'extradition du diplomate en cas de demande de la Nouvelle-Zélande.

«Nous pouvons coopérer en vertu de la procédure d'extradition et d'entraide judiciaire sur les affaires criminelles si la partie néo-zélandaise formule une demande officielle», a-t-il été ajouté.

Le ministère a transmis la position du gouvernement sur cette question à l'ambassadeur de Nouvelle-Zélande à Séoul, Philip Turner.

Au cours de la réunion, le ministère devrait également faire part de ses regrets au gouvernement néo-zélandais qui a révélé cette affaire aux médias sans chercher à la résoudre sur le plan diplomatique.

«Aussi, soulever brusquement la question au cours d'un appel téléphonique entre les dirigeants est considéré comme très inhabituel en termes de pratiques diplomatiques», a fait remarquer l'officiel.

Lors de l'entretien téléphonique avec Moon la semaine dernière, Arden a affiché sa déception sur le fait que Séoul n'a pas levé l'immunité diplomatique de sorte à permettre le déroulement de l'enquête, selon des rapports de médias néo-zélandais.

L'officiel sud-coréen a expliqué que le ministère des Affaires étrangères avait proposé des moyens de coopérer dans l'enquête policière actuellement en cours en Nouvelle-Zélande sans une levée de l'immunité diplomatique, comme autoriser des officiels de l'ambassade à se soumettre à l'enquête à travers des interviews écrites, mais Wellington a refusé.

Séoul n'a jamais insisté à maintenir l'immunité pour le diplomate accusé, a ajouté l'officiel en soulignant la nécessité de faire une distinction entre la question de l'immunité diplomatique de la personne en question et celle des autres officiels de l'ambassade.

Le diplomate a quitté Wellington en février 2018 et est aujourd'hui en poste aux Philippines.

Samedi dernier, le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères Winston Peters a exhorté Séoul à coopérer en retirant à l'homme accusé l'immunité diplomatique et en l'envoyant en Nouvelle-Zélande pour une enquête.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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