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Une réforme de l'OMC est vitale pour faire face à des défis sans précédent comme la pandémie, selon Yoo

Actualités 06.08.2020 à 18h36

SEJONG, 06 août (Yonhap) -- La ministre du Commerce Yoo Myung-hee, en lice pour devenir le prochain chef de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a déclaré ce jeudi qu'elle souhaitait réformer l'organisme pour qu'il soit plus résistant à des obstacles jamais rencontrés auparavant, comme la pandémie de nouveau coronavirus.

«Récemment, chaque pays a été livré à lui-même en raison de la crise économique sans précédent, causée notamment par le nouveau coronavirus», a déclaré la ministre lors d'une réunion avec des journalistes. «Face à de tels défis, l'OMC devrait conserver sa pleine fonction, indépendamment de toute crise, pour maintenir le commerce».

Yoo a ajouté que l'OMC doit normaliser son rôle de gestion des négociations et de règlement des différends dans le cadre d'un régime multilatéral, et que la pandémie de Covid-19 a donné l'occasion d'examiner les questions en suspens.

«L'OMC doit tout particulièrement rétablir la confiance dans le système commercial multilatéral en le rendant plus pertinent, plus résistant et plus réactif», a déclaré Yoo.

«De nombreux pays sont déçus et expriment leurs préoccupations concernant l'OMC, qui se trouve dans une impasse tout en ne remplissant pas sa fonction initiale», a-t-elle ajouté.

Selon certains, l'OMC aurait récemment reculé dans son rôle de médiateur des différends commerciaux.

«J'ai acquis une grande expérience avec des pays ayant différents niveaux de développement économique tout au long de ma carrière», a ajouté Yoo, en précisant que cela l'aiderait à mieux comprendre les différents besoins des Etats membres.

La ministre du Commerce Yoo Myung-hee, qui se présente au poste de directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), s'exprime lors d'une conférence de presse au siège de l'OMC à Genève le 16 juillet 2020, après avoir présenté ses objectifs pour l'organisme commercial.

Interrogée sur le conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine, Yoo n'a pas fait de déclaration directe, mais a réitéré qu'elle serait au service de tous les membres de l'OMC. Yoo a ajouté qu'elle avait la même position sur le conflit commercial qui dure depuis un an entre la Corée du Sud et le Japon.

La ministre du Commerce a souligné qu'il est également important pour le Japon de disposer d'une OMC pleinement opérationnelle, ce qui est l'une de ses priorités.

La semaine dernière, l'organe de règlement des différends de l'OMC a décidé de mettre en place un groupe spécial chargé d'examiner la plainte de la Corée du Sud contre les restrictions à l'exportation du Japon.

Yoo est le troisième Sud-Coréen à se présenter à la direction de l'organisme commercial basé à Genève. Deux Sud-Coréens ont été candidats, sans succès, en 1994 et 2012.

Négociatrice chevronnée dans les négociations commerciales, elle a été nommée ministre du Commerce en février dernier. Yoo parle couramment l'anglais et a été la porte-parole du bureau présidentiel pour les correspondants étrangers sous l'administration de Park Geun-hye.

L'OMC doit choisir un nouveau dirigeant, car le directeur général sortant, le Brésilien Roberto Azevedo, doit quitter ses fonctions en août, soit environ un an avant la fin de son mandat. L'organisation n'est pas parvenue à choisir un dirigeant intérimaire, faute de consensus.

Yoo est en concurrence pour le poste le plus élevé de l'OMC avec des candidats de sept pays: le Mexique, le Nigeria, l'Egypte, la Moldavie, le Kenya, l'Arabie saoudite et le Royaume-Uni.

Le processus de sélection du nouveau chef de l'OMC débutera officiellement le 7 septembre et pourrait prendre jusqu'à deux mois.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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