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(2e LD) Des médecins toujours en grève malgré l'ordre de retour au travail

Actualités 28.08.2020 à 16h31

SEOUL, 28 août (Yonhap) -- Des médecins mènent ce vendredi le dernier jour de grève de trois jours en signe de protestation contre le plan de réforme du gouvernement destiné à former un plus grand nombre de médecins, malgré l'ordre étendu du gouvernement de retourner au travail.

La grève de trois jours menée par des médecins, dont des internes et des médecins résidents des grand hôpitaux ainsi que des praticiens des cliniques de quartier, est survenue pour protester contre la décision du gouvernement d'augmenter le nombre d'étudiants en médecine.

Plus tôt dans la journée, le gouvernement a ordonné non seulement aux médecins en formation du grand Séoul mais aussi à ceux à travers le pays de retourner au travail, mettant en garde contre une éventuelle peine de prison, alors que la grève pourrait causer des difficultés majeures au moment où le pays fait face à un bond de cas de nouveau coronavirus (Covid-19). La grève, la deuxième du genre, a été organisée par l'Association médicale coréenne (KMA), qui compte quelque 130.000 membres.

L'ordre étendu est intervenu après que le gouvernement a ordonné plus tôt aux médecins stagiaires travaillant dans 95 hôpitaux de formation à Séoul, dans la province du Gyeonggi et à Incheon de retourner immédiatement dans leur service.

Le gouvernement a déclaré avoir déposé une plainte à la police contre 10 médecins en formation travaillant dans des services d'urgence dans la zone métropolitaine de Séoul pour n'avoir pas suivi l'ordre.

Lors d'un briefing conjoint tenu au complexe gouvernemental à Séoul par le ministère de la Santé et des Affaires sociales, le ministère de la Justice et l'Agence nationale de la police coréenne (KNPA), le vice-ministre de la Santé Kim Ganglip a indiqué que l'extension de l'ordre exécutif et la recherche d'une action en justice étaient «inévitables» pour «protéger la vie et la sécurité du peuple», alors que la résurgence des nouveaux cas de Covid-19 pose une grande menace à la sécurité publique et la grève des médecins a ajouté plus de difficultés aux hôpitaux à travers le pays.

«En ce moment de crise, où la nation souffre dans un contexte de pandémie, les médecins stagiaires et internes doivent refléchir sérieusement à où ils doivent être», a-t-il dit, en les exhortant à retrouver les patients et soutenir la lutte du gouvernement contre la maladie hautement infectieuse en faisant leur travail.

Le ministère de la Justice a également réitéré que ceux qui ne suivraient pas l'ordre du gouvernement feraient face à des conséquences judiciaires.

Cependant, l'Association coréenne des internes et résidents (KIRA), représentant les médecins stagiaires, a déclaré qu'elle continuerait la grève d'une durée indéfinie comme prévu.

La KIRA a affirmé que ses membres ne suivraient pas l'ordre du gouvernement de retourner au travail, qualifiant l'injonction de «mauvaise loi» et certains médecins en formation ont présenté leur démission.

Le gouvernement a déclaré que le nombre de médecins stagiaires qui ont fait grève s'élevait à 6.070, soit 68,8% des 8.825 internes et résidents du pays jusqu'à jeudi. Il a déclaré que sur les 200 centres hospitaliers dotés d'un tel personnel, 165 médecins ont participé à la grève. Parmi les autres médecins, 28,1%, soit 549 sur 1.954, ne se sont pas présentés au travail hier.

Sur les 32.787 cliniques du pays, 8,9%, soit 2.926, étaient fermées jeudi après-midi. Ce chiffre est inférieur au taux de grève de 33% des praticiens recensés lors de la première grève au début du mois.

Les inquiétudes sur les interruptions de service se multiplient alors que les médecins en formation veulent continuer leur action collective d'une manière indéfinie.

La grève a fait réduire le temps de travail et fait reporter des opérations chirurgicales prévues dans les grands hôpitaux de la région métropolitaine de Séoul.

La grève des praticiens des cliniques de quartier a causé également des désagréments mais aucune perturbation majeure n'a été rapportée en raison du nombre de médecins en grève relativement faible.

Ceux qui ne respectent pas l'ordre du gouvernement sans raison valable pourraient voir leur licence révoquée et même encourir une peine d'emprisonnement de moins de trois ans ou une amende pouvant aller jusqu'à 30 millions de wons (25.000 dollars).

Choi Dae-zip, président de la KMA, a dit que le dépôt de la plainte auprès de la police contre les médecins était une «oppression dure» lors d'une conférence de presse tenue devant l'Agence de la police de Séoul.

«L'action du ministère de la Défense provoquera seulement la colère des médecins et aggravera la situation», a-t-il indiqué, en mettant en garde contre une grève à durée indéterminée.

En vertu du plan de réforme du personnel médical, le ministère de la Santé projette d'augmenter les quotas d'admission dans les écoles de médecine de 4.000 au cours des 10 prochaines années à partir de 2022, et d'ouvrir une nouvelle école nationale de médecine afin d'élargir la portée des services de soins médicaux.

Le nombre d'étudiants admis annuellement dans les écoles de médecine passera ainsi de 3.058 actuellement à 3.458 pour la période 2022-2031, selon le plan du gouvernement.

Une officiel du ministère de la Santé et des Affaires sociales dépose une plainte auprès de la police contre 10 médecins en formation qui ne sont pas retournés au travail, le vendredi 28 août 2020.
Le président de ll'Association médicale coréenne (KMA) Choi Dae-zip (à dr.) donne une conférence de presse le vendredi 28 août 2020.
Le vice-ministre de la Santé et des Affaires sociales Kim Ganglip (au centre) donne un point de presse sur la grève des médecins le vendredi 28 août 2020, au complexe gouvernemental à Séoul.

rainmaker0220@yna.co.kr

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