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Le plan de relance de la France, complémentaire au New Deal coréen, offrira aux entreprises coréennes de nouvelles opportunités

Actualités 07.10.2020 à 11h34
Ambassadeur de France à Séoul

SEOUL, 07 oct. (Yonhap) -- Le plan de relance économique de la France offrira aux entreprises sud-coréennes de nouvelles opportunités dans l'Hexagone, notamment grâce à sa complémentarité avec la stratégie de développement du gouvernement sud-coréen, a souligné mardi l'ambassadeur de France en Corée du Sud, Philippe Lefort.

L'ambassade de France a organisé hier une conférence de presse à la résidence de France à Séoul pour présenter le plan de relance que le gouvernement français a annoncé le 3 septembre dernier et promouvoir l'attractivité de la France auprès des investisseurs sud-coréens.

Baptisé France Relance, le plan prévoit 100 milliards d'euros de dépenses sur deux ans pour redresser l'économie française et la préparer à l'horizon de 2030 sur fond de crises sanitaire et économique. Il repose sur trois piliers, «accélérer le verdissement de l'économie», «renforcer sa compétitivité et sa résilience» et «soutenir les talents, la cohésion sociale et territoriale», a expliqué le représentant de la France.

En particulier, l'ambassadeur a noté les «objectifs communs» que partagent le plan de relance français et le programme «Korean New Deal» : «développer des industries plus compétitives et innovantes tout en favorisant une économie plus verte et plus inclusive».

En effet, le gouvernement sud-coréen a dévoilé en juillet dernier une version coréenne du New Deal dans le cadre de laquelle le pays investira 160.000 milliards de wons (133 milliards de dollars) d'ici 2025 dans le but de surmonter la crise du Covid-19 et de jeter les bases d'une croissance économique à long terme.

Basé sur deux piliers, le «New Deal numérique» et le «New Deal vert», le programme comprend 28 projets destinés à transformer l'économie sud-coréenne dépendante des combustibles fossiles en une économie respectueuse de l'environnement et à augmenter les investissements de l'Etat dans l'intelligence artificielle (IA) et les services de télécommunication 5G.

Lefort a ainsi souligné que la France et la Corée du Sud pourraient diversifier et renforcer leur coopération à travers le plan France Relance qui est «complémentaire» au New Deal coréen. «Je suis persuadé que de nouvelles coopérations entre nos deux pays peuvent en émerger, par exemple dans l'énergie, les mobilités vertes ou la santé», a déclaré le diplomate français.

Les secteurs cités par l'ambassadeur font en effet partie des principaux domaines où le partenariat Corée du Sud-France s'est renforcé au cours de ces dernières années. En 2018, le constructeur automobile sud-coréen Hyundai Motor Co. a signé un protocole d'entente (MoU) avec le producteur français de gaz industriels Air Liquide et le groupe industriel énergétique français Engie pour promouvoir l'utilisation de voitures électriques à hydrogène et de stations hydrogène en France. Le fabricant coréen de biosimilaires et médicaments innovants Celltrion Healthcare a de son côté décidé l'année dernière de créer un bureau commercial et marketing à Paris pour consolider son activité sur le marché français après y avoir ouvert une succursale en 2018.

Les entreprises actives dans des secteurs d'avenir et installés en France seront soutenues par le plan de relance et des secteurs technologiques du futur se développeront rapidement et permettront des partenariats dans la recherche et les industries avec la Corée, a-t-il été mis en avant lors de la présentation détaillée du plan français qui a été assurée par Ida Daussy, membre du conseil d'administration de la Chambre de commerce et d'industrie franco-coréenne (FKCCI).

En appelant les entreprises sud-coréennes à investir en France pour profiter au mieux du plan de relance français, l'ambassadeur a insisté sur l'amélioration de l'attractivité de la France grâce à diverses réformes menées depuis 2017, allant du marché du travail à l'allégement de la fiscalité du capital en passant par la diminution de l'impôt sur les sociétés.

«En 2019, la France a été le pays européen ayant attiré le plus de projets d'investissements, alors qu'elle n'était qu'en troisième position en 2017», a-t-il fait remarquer en notant une augmentation de 50% des investissements directs étrangers en France en cinq ans.

En 2019, environ 50 entreprises sud-coréennes étaient présentes en France et employaient plus de 5.300 salariés, selon le site de l'ambassade. Parmi les huit projets d'investissement sud-coréens qui ont ciblé l'année dernière l'Hexagone, figure l'acquisition de l'activité polymères du français Arkema par le sud-coréen SK Global Chemical dont le PDG Na Kyung-soo était présent à l'événement en tant que grand témoin pour faire part de l'expérience de sa société en France.

De la gauche vers la droite : David-Pierre Jalicon, président de la FKCCI et PDG de DPJ & Partners Architecture ; Michel Drobniak, conseiller économique et chef du service économique de l'ambassade de France en Corée du Sud ; Na Kyeong-soo, PDG de SK Global Chemical ; Phillipe Lefort, ambassadeur de France en Corée du Sud ; Ida Daussy, membre du conseil d'administration de la FKCCI ; et Jérôme Julliand, directeur de Business France. (Photo fournie par l'ambassade de France en Corée du Sud. Revente et archivage interdits)

lsr@yna.co.kr

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