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(3e LD) Séoul n'envisageait initialement pas que l'officiel ait pu se rendre en Corée du Nord

Actualités 07.10.2020 à 19h40
Le ministre de la Défense Suh Wook assiste à l'audit parlementaire le mercredi 7 octobre 2020, au ministère de la Défense. (Photo fournie par le Kookbang Ilbo. Revente et archivage interdits)
L'armée et les Garde-côtes continuent de rechercher le corps de l'officiel des pêches sud-coréen abattu par les troupes nord-coréennes le mois dernier, dans les eaux au large de l'île frontalière ouest de Yeonpyeong, le 3 octobre 2020. (Photo transmise par les Garde-côtes. Revente et archivage interdits)

SEOUL, 07 oct. (Yonhap) -- L'armée sud-coréenne ne voyait initialement que peu de chances que le responsable des pêches ait pu rejoindre les eaux nord-coréennes, a déclaré ce mercredi le ministre de la Défense Suh Wook, alors que sa famille remet en question l'évaluation du gouvernement selon laquelle il aurait tenté de faire défection en Corée du Nord.

Le fonctionnaire de 47 ans a été abattu le 22 septembre par l'armée nord-coréenne alors qu'il était à la dérive du côté nord-coréen de la mer Jaune, selon l'armée sud-coréenne. Il avait été porté disparu la veille alors qu'il était en service près de l'île frontalière occidentale de Yeonpyeong.

L'armée a déclaré que l'homme se serait jeté à la mer afin de faire défection en Corée du Nord, notant qu'il portait un gilet de sauvetage, qu'il avait laissé ses chaussures sur le bateau et que l'analyse des renseignements indique que l'homme aurait exprimé un tel désir aux troupes nord-coréennes.

Annonçant les résultats provisoires de l'enquête, les garde-côtes ont ajouté que l'analyse du courant de marée le jour de l'incident a permis de conclure que le fonctionnaire n'aurait pas pu atteindre l'endroit où il a été trouvé, à moins qu'il n'ait nagé pour s'y rendre.

«Le premier jour, nous ne pensions pas qu'il pouvait rejoindre la Corée du Nord et nous n'avons pas vérifié les lignes de communication avec le Nord», a déclaré Suh lors d'un audit parlementaire après que les députés ont critiqué le ministère pour n'avoir pas demander rapidement à la Corée du Nord de coopérer pour rechercher le fonctionnaire le jour de sa disparition.

«J'ai été informé que les chances étaient minces qu'il dérive dans les eaux nord-coréennes le premier jour. Nous avons appris plus tard, grâce à l'analyse des renseignements, que le fonctionnaire s'était retrouvé dans les eaux nord-coréennes», a ajouté Suh.

La question de savoir s'il a tenté de faire défection vers le Nord est l'une des plus controversées. La famille endeuillée a rejeté l'évaluation du gouvernement et a demandé une enquête supplémentaire et la divulgation des informations afférentes.

La famille a également demandé une enquête de l'ONU sur cette affaire.

Suh a clairement indiqué que toutes les responsabilités concernant l'incident incombaient à la Corée du Nord, soulignant la nécessité d'une enquête conjointe, car les explications du Nord diffèrent de l'évaluation de Séoul sur des points clés. L'armée sud-coréenne a déclaré que le Nord aurait incinéré le corps du fonctionnaire, mais que le pays communiste a de son côté affirmé que ce qu'il avait incendié n'était pas son corps mais le matériel flottant qu'il avait utilisé.

«Nous analysons ces différences», a déclaré Suh. «Pour l'instant, cependant, nous nous en tenons à notre analyse.»

Les tensions militaires se poursuivent entre les deux Corées depuis l'incident, alors que Pyongyang a menacé les opérations de recherche de Séoul sans répondre aux appels à une enquête conjointe.

Le pays communiste a averti le Sud le 27 septembre de ne pas s'immiscer dans ses eaux pour rechercher le corps du fonctionnaire. Pyongyang conteste depuis longtemps la Ligne de limite Nord (NLL), la frontière maritime intercoréenne de facto, transformant les eaux de première ligne en un point de frictions majeur de la péninsule.

Les excuses rapides de la Corée du Nord pour le meurtre du responsable des pêches sud-coréen le mois dernier indiquent que le régime cherche à «gérer la situation» pour éviter de tourner l'opinion publique du Sud contre elle, a déclaré ce mercredi le ministère de la Défense. Les rares excuses du dirigeant Kim Jong-un ont été exceptionnellement rapides, venant seulement un jour après que la Corée du Sud les a exigées.

«Depuis l'incident, aucun mouvement inhabituel de l'armée nord-coréenne n'a été détecté. Elle a déployé tous les efforts nécessaires pour réparer les dégâts causés par les récentes fortes pluies et les typhons afin de conclure la reconstruction avant l'anniversaire de la fondation du Parti du travail au pouvoir qui tombe le 10 octobre», a indiqué le ministère.

En ce qui concerne les préoccupations soulevées par un député au sujet de la divulgation d'informations militaires classifiées acquises par Séoul et Washington sur l'incident, le ministre Suh a déclaré que le commandant des Forces américaines en Corée du Sud (USFK), le général Robert Abrams, avait «exprimé certaines préoccupations» à propos de l'exposition excessive.

Pyongyang reste muet face à l'appel du Sud pour une enquête conjointe sur l'affaire et le rétablissement des lignes directes de communication militaires intercoréennes que le Nord a coupées en juin pour exprimer sa colère contre les tracts anti-Pyongyang envoyés de l'autre côté de la frontière par des militants basés au Sud.

as26@yna.co.kr

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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