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Séoul critique l'appel du Japon à retirer la statue des femmes de réconfort à Berlin

Actualités 08.10.2020 à 18h21

SEOUL, 08 oct. (Yonhap) -- La Corée du Sud a critiqué ce jeudi l'appel du Japon à retirer une statue érigée en Allemagne d'une jeune fille symbolisant les victimes coréennes de l'esclavage sexuel en temps de guerre, une demande qui selon Séoul va à l'encontre de l'esprit des excuses du Japon.

Tokyo a dit regretter la semaine dernière la récente installation de la statue sur un lieu public près de l'ambassade du Japon à Berlin. La statue a été érigée par le Korea Verband, une organisation basée à Berlin ayant des liens avec la Corée du Sud.

Le ministre japonais des Affaires étrangères, Toshimitsu Motegi, a demandé la semaine dernière qu'elle soit retirée lors de ses entretiens bilatéraux avec son homologue allemand, Heiko Maas, à Berlin.

«L'installation de la statue est une démarche volontaire du secteur privé. Il n'est pas souhaitable que le gouvernement s'implique diplomatiquement», a déclaré le porte-parole du ministère, Kim In-chul, lors d'un point de presse, lorsqu'il a été interrogé à ce propos.

«Le gouvernement est intervenu pour forcer le retrait de la statue, ce qui n'aide pas du tout à résoudre le problème. Cela va également à l'encontre de l'esprit de responsabilité, de réflexion et d'excuses du Japon».

Le gouvernement gardera un œil attentif sur la question et agira en conséquence, a ajouté Kim.

Les relations bilatérales entre Séoul et Tokyo restent très tendues, notamment du fait de la question de l'indemnisation des victimes coréennes du travail forcé et des restrictions à l'exportation de Tokyo contre Séoul.

Les victimes de l'esclavage sexuel, appelées par euphémisme «femmes de réconfort», sont l'une des nombreuses questions épineuses issues de la période de la colonisation japonaise.

Les historiens affirment qu'environ 200.000 femmes asiatiques, pour la plupart coréennes, ont été envoyées de force dans des maisons closes de première ligne pour fournir des services sexuels aux soldats japonais pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans la déclaration de Kono de 1993, le Japon a reconnu pour la première fois que des femmes avaient été recrutées de force pour devenir des esclaves sexuelles.

C'est la troisième statue de femmes de réconfort installée en Allemagne et la première à être placée dans un lieu public avec l'approbation des autorités berlinoises. Les deux autres statues sont érigées sur des propriétés privées.

Cette photo prise le 27 septembre 2020 montre la statue symbolisant les victimes coréennes de l'esclavage sexuel pratiqué par l'armée impériale japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale, érigée à Berlin.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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