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(2e LD) La ministre sud-coréenne du Commerce parmi les 2 finalistes pour la direction de l'OMC

Actualités 08.10.2020 à 22h27
La ministre en charge des négociations commerciales donne une conférence de presse après avoir annoncé son programme politique au siège de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en Suisse, le jeudi 16 juillet 2020 (heure locale).
Cette image partagée par l'OMC sur son compte Twitter le 8 octobre 2020 montre les deux finalistes au poste de directeur général de l'organisation. (Revente et archivage interdits)

SEOUL, 08 oct. (Yonhap) -- La ministre sud-coréenne du Commerce Yoo Myung-hee figure parmi les deux candidates finalistes au poste de directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a déclaré ce jeudi son bureau et l'organisation.

La candidate sud-coréenne sera désormais en compétition avec Ngozi Okonjo-Iweala du Nigeria pour la direction de l'organisation mondiale, a indiqué l'OMC. Les deux finalistes étant des femmes, cela signifie que l'organisme basé à Genève aura pour la première fois une directrice générale en 25 ans d'histoire.

Les Etats membres prendront une décision finale lors de la troisième phase du processus.

Selon l'OMC, la dernière série de consultations se déroulera du 19 au 27 octobre.

Si les membres trouvent un accord sur la candidate finale, l'OMC l'approuvera durant une réunion du conseil général. Le processus devrait être achevé au début de novembre.

«Profondément reconnaissante et honorée d'avoir été sélectionnée pour la phase finale du processus de sélection du prochain directeur général de l'OMC», a indiqué ce jeudi Yoo sur son compte Twitter.

«Nous avons besoin d'un nouveau dirigeant capable et expérimenté qui puisse rétablir la confiance et restaurer la pertinence de l'OMC. J'attends avec impatience votre soutien continu ! Merci !» elle a ajouté.

Yoo a été en concurrence avec des candidats de l'Arabie Saoudite et de la Grande-Bretagne au deuxième tour du processus d'élimination.

Trois candidats du Mexique, de l'Egypte et des Maldives avaient été éliminés de la liste au premier cycle de sélection.

La course a commencé après la démission de l'ancien directeur général Roberto Azevedo en août, un an avant son mandat.

«Notre objectif reste d'encourager et de faciliter la construction d'un consensus entre les membres et d'aider à passer de cette liste finale de deux candidats à une décision de nomination», a déclaré le président du Conseil général de l'OMC, David Walker, dans un communiqué.

«Comme il s'agit de la dernière étape du processus de consultation, cela devrait nous amener au point où nous pouvons faire une recommandation au Conseil général concernant cette décision», a ajouté Walker.

Yoo a été nommée ministre sud-coréenne du Commerce en février de l'année dernière, devenant la première femme du pays à atteindre le poste dans les 70 ans d'histoire du ministère du Commerce.

Yoo est la troisième personne de nationalité sud-coréenne à présenter une candidature pour la direction de l'OMC. Deux Sud-Coréens ont présenté leur candidature en 1994 et 2012 mais sans succès.

Okonjo-Iweala était considérée comme l'une des candidates les plus compétitives, sur la base de son expérience de travail à la Banque mondiale. Elle a servi deux mandats en tant que ministre des Finances et ministre des Affaires étrangères du Nigeria.

Durant sa campagne, Yoo s'est engagée à se concentrer sur le rétablissement de la confiance du système du commerce multilatéral pour le rendre plus «pertinent, résilient et réactif» si elle est choisie comme la nouvelle dirigeante.

Depuis juillet, elle s'est rendue dans plusieurs pays, dont la Suisse, les Etats-Unis, la France et la Suède, pour obtenir leur soutien.

La ministre a souligné que l'OMC devrait normaliser son rôle dans le traitement des négociations et le règlement des disputes dans le cadre d'un régime multilatéral.

Elle a présenté sa candidature alors que la montée du protectionnisme commercial dans le monde entier, provoquée par les tensions entre Washington et Pékin, s'accentue depuis ces dernières années.

Yoo affirme que la normalisation du rôle de règlement des disputes de l'OMC permettra aux deux plus grandes économies mondiales de chercher des manières d'améliorer leurs liens.

La pandémie de nouveau coronavirus (Covid-19) a versé de l'eau froide sur les activités commerciales, mettant la pression sur les grandes économies mondiales. Il est devenu également crucial pour un nouveau directeur général de l'OMC de déployer des efforts pour établir un paradigme commercial post-pandémie.

La présentation de la candidature à la direction de l'OMC de la part de la Corée du Sud est survenue également sur fond de conflits commerciaux croissants avec le Japon.

Séoul et Tokyo sont en désaccord depuis l'année dernière après que le Japon a imposé abruptement des restrictions sur les exportations d'articles industriels clés vers la Corée du Sud en citant des questions de sécurité.

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La Corée du Sud a rouvert récemment sa plainte auprès de l'OMC alors que le Japon n'a pas répondu aux demandes répétées de Séoul de lever les restrictions.

En juillet, l'OMC a lancé un panel pour examiner le désaccord.

Les restrictions d'exportation du Japon sont considérées comme des actes de représailles contre un verdict prononcé par la Cour suprême sud-coréenne qui a ordonné à des entreprises japonaises d'indemniser des travailleurs sud-coréens pour leur travail forcé en temps de guerre.

En raison d'un tel contexte, le Japon serait contre la candidature de Yoo à la direction de l'OMC.

mjp@yna.co.kr

eloise@yna.co.kr

(FIN)

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