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(2e LD) L'héritier de Hyundai Motor prend officiellement les rênes du groupe

Actualités 14.10.2020 à 15h08

SEOUL, 14 oct. (Yonhap) -- Chung Euisun, l'héritier présomptif de longue date du groupe Hyundai Motor, a pris officiellement les rênes du géant automobile sud-coréen ce mercredi alors que ce dernier cherche à se transformer en futur fournisseur de solutions de mobilité.

Les trois principales filiales du groupe, Hyundai Motor Co., Kia Motors Corp. et Hyundai Mobis Co., ont organisé chacune une réunion du conseil d'administration pour nommer le fils unique de l'octogénaire Chung Mong-koo, qui dirigeait le groupe automobile depuis 2000, au poste de président.

Le fils, âgé de 49 ans, a été promu à la direction du cinquième plus grand constructeur automobile mondial. Il a présenté sa vision de la mobilité du futur et investi de manière préemptive dans des entreprises à l'étranger ayant des technologies avancées liées aux véhicules autonomes et à d'autres modèles de prochaine génération, a indiqué l'entreprise dans un communiqué.

«Nous nous engageons à offrir des solutions de mobilité optimisées pour la vie des consommateurs et visons à renforcer leur présence dans la conduite autonome, l'électrification, les piles à combustible à hydrogène et la robotique, ainsi que la stratégie de mobilité aérienne urbaine (UAM)», a déclaré le nouveau président.

La MAU constitue une activité d'innovation clé pour l'avenir qui pourra aider à relever les défis urbains, comme les embouteillages et la connexion entre le ciel et la terre.

Le tout nouveau président du groupe Hyundai Motor, Chung Euisun, transmet un message dans une vidéo publiée le mercredi 14 octobre 2020 après son entrée en fonction. (Photo fournie par le groupe Hyundai Motor. Revente et archivage interdits)

Le changement de direction au sein du groupe Hyundai Motor est survenu dans un contexte où le constructeur automobile se bat contre des ventes en baisse sur fond de prolongation de la pandémie de Covid-19 et de concurrence plus féroce avec les rivaux.

Pour la période janvier-juin, le bénéfice net de Hyundai Motor a plongé de 52% sur un an à 929,95 milliards de wons et celui de Kia a chuté également de 66% à 392,28 milliards de wons.

Chung Euisun jouait déjà le rôle de dirigeant de facto de Hyundai Motor après qu'il a été désigné vice-président exécutif du groupe en septembre 2018. Il a obtenu un MBA de l'université de San Francisco et a entamé sa carrière chez Hyundai en 1999.

Le nouveau dirigeant était à la tête de l'innovation du design au sein de Kia et avait fait venir plusieurs dizaines de talents étrangers depuis 2006, dont l'ancien designer d'Audi Peter Schreyer qui est à l'origine de la grille frontale «Nez de tigre».

En 2015, il a dirigé le lancement de la marque indépendante Genesis, séparée de la marque Hyundai, et a annoncé le plan de développer la marque de haute performance N, y compris les i30N et i30 Fastback.

En mars, le groupe a établi une joint-venture à parts égales, Motional, à Boston avec la start-up de véhicules autonomes irlandaise Aptiv pour développer une plate-forme de conduite autonome avec des technologies autonomes de niveaux 4 et 5 d'ici 2022 et les fournir à des constructeurs automobiles mondiaux.

Hyundai Mobis mène des tests sur route de la technologie de niveau 3 sur sa voiture autonome M.BILLY depuis 2018 en Corée du Sud, aux Etats-Unis et en Europe. Comme les véhicules de niveau 3 ne conviennent que pour une conduite autonome limitée, le conducteur doit être présent pour contrôler la voiture en cas de besoin.

Un véhicule de niveau 3, s'il est entièrement développé, permettra les changements de voie et d'autres fonctions de conduite autonome sans intervention du conducteur.

L'autonomisation de la conduite définie par la SAE International (anciennement Society of Automobile Engineers) est composée de cinq niveaux.

L'entreprise a appliqué des technologies d'automatisation de conduite autonome de niveau 4 dans son concept M.VISION au Consumer Electronics Show (CES) qui s'est tenu à Las Vegas en janvier de l'année dernière.

Au niveau 4, un véhicule peut rouler tout seul dans des conditions limitées et ne fonctionnera pas si toutes les conditions requises ne sont pas satisfaites. Au niveau 5, les fonctions de conduite autonome d'un véhicule peuvent opérer dans toutes les conditions.

Le vice-président de Samsung Electronics Co., Lee Jae-yong (à g.), échange une poignée de main avec le vice-président exécutif du groupe Hyundai Motor, Chung Euisun, durant une réunion gouvernementale organisée à l'occasion du Nouvel An, le jeudi 2 janvier 2020 au siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Corée (KCCI) à Séoul.

En janvier, Hyundai Motor a annoncé qu'il investirait plus de 100.000 milliards de wons (87 milliards de dollars) dans la future mobilité durant les cinq prochaines années.

Le groupe a pour objectif de vendre un million de véhicules électriques (VE) en 2025 alors qu'il s'efforce de gagner une part sur le marché international des VE.

Hyundai Motor et Kia Motors ont écoulé un combiné de 270.000 VE en Corée du Sud et à l'étranger depuis 2011.

Les deux constructeurs automobiles prévoient de dévoiler 44 véhicules respectueux de l'environnement, dont 23 modèles entièrement électriques sous les trois marques différentes, Hyundai, Genesis, une marque indépendante de Hyundai, et Kia, d'ici 2025.

Actuellement, les modèles purement électriques du groupe sont le Kona EV et l'Ioniq électrique de Hyundai, la Soul EV et le Niro EV de Kia. Un modèle 100% électrique de la marque Genesis n'est pas disponible pour l'instant.

Ces dernières années, les constructeurs automobiles mondiaux ont renforcé leurs efforts pour se tourner vers les modèles électriques en raison des règles plus strictes sur les émissions de gaz à effet de serre qui est à l'origine du réchauffement climatique selon les scientifiques.

Afin de concurrencer les leaders mondiaux des VE, tels qu'Audi et Mercedes-Benz, Hyundai cherche des manières de renforcer et créer des liens avec les conglomérats locaux, les groupes Samsung, LG et SK, pour ses activités liées aux VE ainsi que des investissements conjoints dans des start-up à l'étranger possédant des futures technologies de mobilité.

De plus, Hyundai vise à construire une usine de production capable de fabriquer 50.000 véhicules à hydrogène par an à l'horizon de 2030. Le groupe espère également vendre 200.000 systèmes de pile à combustible à hydrogène par an sur le marché mondial la même année.

En 2020, Hyundai a pour but de vendre 10.100 voitures à hydrogène Nexo, notamment à des entreprises et organisations publiques, ce qui est plus de deux fois supérieur aux 4.194 unités écoulées l'année dernière.

Hyundai a vendu 10.698 Nexo, à savoir 8.908 unités en Corée et 1.790 à l'étranger, sur le marché mondial entre 2018 et août de cette année.

Hyundai a commencé récemment à exporter des camions et autobus commerciaux à hydrogène, ouvrant la voie à plus d'exportations de véhicules verts.

En 2019, la Corée du Sud a représenté 52% du marché mondial des véhicules électriques à pile à combustible à hydrogène, devant les Etats-Unis (29%), le Japon (9,7%) et l'Europe (6,5%).

Le père âgé de 82 ans du président restera président honoraire du deuxième plus grand conglomérat du pays après le groupe Samsung en termes d'actifs.

Cette photo, prise le 28 septembre 2020 et fournie par Hyundai Motor, montre deux voitures électriques à piles à combustible à hydrogène Nexo et deux autobus à hydrogène Elec City en train d'être chargés sur un navire pour être exportés à Saudi Aramco dans le port du constructeur automobile à Ulsan, à 414 km au sud-est de Séoul. (Revente et archivage interdits)

mjp@yna.co.kr

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