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(LEAD) Les conseillers à la sécurité nationale de Séoul et Washington parlent de l'alliance et de la Corée du Nord

International 15.10.2020 à 16h06

SEOUL, 15 oct. (Yonhap) -- Les hauts officiels de la sécurité nationale de la Corée du Sud et des Etats-Unis ont tenu cette semaine des discussions à Washington et ont réaffirmé que leur alliance était toujours robuste, a déclaré ce jeudi Cheong Wa Dae.

Le conseiller à la sécurité nationale de la Corée du Sud, Suh Hoon, est arrivé aux Etats-Unis mardi (heure locale) pour son premier voyage à l'étranger depuis son entrée en fonction en juillet.

Il a rencontré son homologue de la Maison-Blanche Robert O'Brien le lendemain pour discuter de questions d'intérêt mutuel, y compris la récente situation sécuritaire dans la péninsule coréenne et les relations bilatérales, selon le porte-parole de Cheong Wa Dae, Kang Min-seok.

Ils ont réaffirmé la «fermeté de l'alliance Corée du Sud-Etats-Unis», a ajouté Kang.

Le voyage de quatre jours de Suh aux Etats-Unis vise à renforcer la communication stratégique entre les conseillers à la sécurité nationale des alliés, notamment face à la Corée du Nord et concernant les questions en suspens de l'alliance, a dit Kang.

Cette capture d'écran du compte Twitter du Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis montre le conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis Robert O'Brien (à g.) et son homologue sud-coréen Suh Hoon après leur réunion à la Maison-Blanche le mercredi 14 octobre 2020.

O'Brien a écrit sur Twitter qu'il était heureux de voir son «ami et collègue de la ROK (république de Corée)» et que «notre alliance inébranlable est plus forte que jamais et continue de se développer pour faire face à tous les défis régionaux et internationaux».

Suh projette de tenir une série de réunions avec le secrétaire d'Etat Mike Pompeo et d'autres officiels du gouvernement et de grands groupes de réflexion.

Alors que Suh et O'Biren avaient eu des entretiens téléphoniques et échangé des lettres, leur consultation en face à face avait été reportée car O'Biren a été infecté au coronavirus, retardant le sommet du G7 de cette année et les calendriers politiques américains, a expliqué Kang.

Le week-end dernier, la Corée du Nord a montré ce qui serait un nouveau missile balistique intercontinental (ICBM) et un missile mer-sol balistique stratégique (MSBS) amélioré durant une parade militaire à Pyongyang. Dans un discours télévisé, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a exprimé son espoir de voir les deux Corées «joindre les mains» après que le nouveau coronavirus aura été vaincu.

Les alliés s'efforcent d'aboutir à un accord sur le partage des coûts liés au stationnement des soldats américains en Corée alors qu'il n'y a aucun progrès dans les préparations pour le transfert du contrôle opérationnel (OPCON) en temps de guerre de Washington à Séoul.

Soldats américains en Corée du Sud. @ Yonhap News TV

En particulier, la visite de Suh aux Etats-Unis est survenue sur fond de controverse déclenchée en Corée du Sud par des remarques de l'ambassadeur sud-coréen à Washington, Lee Soo-hyuck, sur l'alliance.

Durant l'audit parlementaire en ligne sur les opérations de l'ambassade plus tôt cette semaine, Lee a dit que la Corée du Sud n'avait pas à choisir les Etats-Unis pour les 70 prochaines années comme elle l'a fait il y a 70 ans.

Le département de Pompeo a réagi inhabituellement rapidement aux remarques de l'envoyé en indiquant que «nous sommes extrêmement fiers des 70 ans de notre alliance et de tout ce qu'elle a fait pour la paix et la prospérité des Etats-Unis et la ROK, ainsi que de la région toute entière».

En juin, Lee a déclaré publiquement que la Corée du Sud «est maintenant un pays qui peut choisir» entre les Etats-Unis et la Chine et «n'est pas forcée de choisir».

Les critiques critiques des conservateurs à l'égard de l'administration progressiste de Moon arguent que l'alliance entre Séoul et Washington a été affaiblie à cause de sa politique de dépendance à l'égard de la Chine et d'éloignement des Etats-Unis.

Plusieurs personnes ont indiqué qu'un conflit intensifié entre Washington et Pékin plaçait Séoul dans un dilemme plus grand que jamais.

mjp@yna.co.kr

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