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(FOCUS) La succession en douceur de Jae-yong en point de mire après la mort du chef de Samsung

Actualités 25.10.2020 à 16h25

SEOUL, 25 oct. (Yonhap) -- La succession au sein du premier conglomérat sud-coréen par Lee Jae-yong, le seul fils du défunt chef du groupe Samsung, est à l'ordre du jour, le géant de la technologie visant à consolider sa présence dans les domaines des smartphones, des semi-conducteurs, entre autres, grâce à un plan d'investissement massif sous la direction de Lee.

Lee Kun-hee, président de Samsung Electronics Co. et chef du groupe, est décédé dimanche à l'âge de 78 ans après avoir été hospitalisé pendant des années suite à une crise cardiaque, mettant ainsi fin à 33 ans de règne sur l'empire commercial dont le portefeuille d'activités va de la technologie à la construction en passant par les assurances et les parcs d'attractions.

Jae-yong, l'aîné des descendants du défunt chef du groupe Samsung, a pris la direction du conglomérat, servant de leader de facto de Samsung depuis mai 2014, après la crise cardiaque de son père.

En 2018, l'organisme de surveillance du commerce équitable a reconnu Lee Jae-yong comme chef du conglomérat.

Lee, 52 ans, aujourd'hui vice-président de Samsung Electronics, a entrepris divers projets ambitieux pour rationaliser le portefeuille d'activités du groupe, en vendant ses filiales chimiques et de défense au groupe Hanwha et au groupe Lotte. Il a également acquis la société américaine Harman International Industries.

L'année dernière, Samsung Electronics a dévoilé son ambition de devenir le premier fabricant mondial de puces logiques d'ici 2030 en investissant 133.000 milliards de wons (117 milliards de dollars) et en renforçant sa compétitivité dans les secteurs des systèmes LSI et des fonderies.

Le fleuron du groupe s'attendait la semaine dernière à ce que son bénéfice du troisième trimestre soit le plus élevé en deux ans, son activité dans le domaine des puces ayant bénéficié des sanctions américaines imposées contre Huawei Technologies Co. et ses ventes de téléphones portables ayant rebondi grâce à la demande latente provoquée par la pandémie.

Dans ses prévisions de bénéfices, Samsung Electronics a estimé son bénéfice d'exploitation à 12.300 milliards de wons (10,6 milliards de dollars) pour la période juillet-septembre, soit une hausse de 58,1% par rapport à l'année précédente.

Lee Jae-yong, vice-président de Samsung Electronics, lors d'une conférence de presse à Séoul le 6 mai 2020.
Photo fournie par le groupe Samsung le 25 octobre 2020 montrant le président de Samsung Electronics Lee Kun-hee (au centre) avec ses filles Lee Boo-jin (à gauche) et Lee Seo-hyun (à droite) au Consumer Electronics Show 2010 à Las Vegas, aux Etats-Unis.

Ce chiffre représente également la meilleure performance trimestrielle de Samsung depuis le troisième trimestre 2018, où il avait enregistré un bénéfice d'exploitation de 17.500 milliards de wons.

Samsung a estimé ses ventes du troisième trimestre à 66.000 milliards de wons, soit une hausse de 6,45% par rapport à l'année précédente. Ce chiffre est également supérieur au consensus du marché de 64.000 milliards de wons.

Boo-jin, la première fille de Lee Kun-hee, dirige la branche hôtelière de Samsung, Hotel Shilla Co, tandis que Lee Seo-hyun est en charge de la Samsung Welfare Foundation.

Avec la mort de Kun-hee, ses descendants font face à de lourds droits de succession.

Fin juin, feu le chef de Samsung détenait, entre autres, 4,18% des parts de Samsung Electronics, 2,86% de Samsung C&T et 20,76% de Samsung Life Insurance.

Si les membres de la famille de Lee décident d'hériter de ses actions, les droits de succession pourraient avoisiner les 10.000 milliards de wons, selon des observateurs.

Hériter des actions de son père pourrait rencontrer certains obstacles, Jae-yong étant impliqué dans des procès qui pourraient le renvoyer en prison.

Le scandale politique qui a conduit à la destitution de l'ancienne présidente Park Geun-hye a entaché Lee, qui a déjà passé environ un an en prison suite aux allégations selon lesquelles Samsung aurait versé des pots-de-vin à l'administration Park.

Lee a été libéré en février 2018 après qu'une cour d'appel lui a infligé une peine avec sursis, mais six mois plus tard, la plus haute cour du pays a ordonné une révision de cette peine.

Les procureurs ont inculpé Jae-yong le mois dernier pour sa participation présumée à la fusion de deux filiales de Samsung, Samsung C&T Corp. et Cheil Industries Inc., en 2015 et pour la comptabilité frauduleuse d'une unité pharmaceutique.

Les procureurs soupçonnent que Lee et la direction du groupe ont abaissé intentionnellement la valeur de Samsung C&T avant sa fusion avec Cheil Industries afin de faciliter la succession de Lee à la tête du groupe.

Jae-yong a présenté en mai des excuses, disant qu'il veillerait à ce qu'aucune controverse ne se reproduise plus sur la question de sa succession.

Il a également annoncé qu'il ne transmettrait pas le pouvoir à ses enfants, laissant entendre que Samsung abandonnera le système de chaebol familial.

Samsung pourrait également connaître d'éventuels changements dans sa structure de gouvernance.

Un récent projet de loi proposé par des députés obligerait Samsung Life Insurance à vendre ses actions dans Samsung Electronics en vertu de directives révisées pour le calcul de la valeur des actions.

Jae-yong contrôle actuellement le groupe à travers un arrangement de type toile d'araignée reliant Samsung C&T, Samsung Life Insurance et Samsung Electronics.

Celui-ci détenant toutefois une très petite participation dans Samsung Life Insurance et Samsung Electronics, Jae-yong hériterait de certaines des actions détenues par son père afin de mieux contrôler le groupe, selon des observateurs.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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