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Le ministère de la Défense envisage de fournir des renseignements sur le meurtre du fonctionnaire par le Nord à l'ONU

Actualités 26.10.2020 à 20h22

SEOUL, 26 oct. (Yonhap) -- La Corée du Sud envisage de fournir aux Nations unies des informations militaires collectées durant le meurtre de son ressortissant par la Corée du Nord, si l'ONU lance une investigation, a déclaré ce lundi Suh Wook, le ministre de la Défense.

Le 22 septembre, des soldats nord-coréens ont abattu le responsable des pêches de 47 ans, alors qu'il était à la dérive dans les eaux nord-coréennes, et ont brûlé son corps, selon l'armée sud-coréenne. Il avait disparu la veille alors qu'il était en service en mer Jaune près de l'île frontalière de Yeonpyeong.

Les autorités ont indiqué que le fonctionnaire aurait tenté de faire défection en Corée du Nord, citant les renseignements militaires. Les gardes-côtes ont aussi conclu provisoirement plus tôt ce mois-ci qu'il aurait cherché à faire défection après avoir perdu de l'argent dans des jeux d'argent.

Pyongyang a reconnu avoir tiré sur l'homme mais a affirmé avoir brûlé un «objet flottant» que le fonctionnaire avait utilisé, pas son corps. La famille du défunt a également contesté l'allégation de tentative de défection et a demandé à l'ONU d'ouvrir une nouvelle enquête.

«Si l'ONU effectue une investigation, nous allons présenter les faits que nous avons», a déclaré Suh durant un audit parlementaire du ministère, soulignant que l'armée s'en tient à son évaluation précédente.

«Nous jugeons l'incident sur la base des sources primaires, et un examen juridique est en cours pour fournir ces sources», a-t-il dit en réponse à une remarque du député Ha Tae-keung du principal parti d'opposition, le Parti du pouvoir du peuple, qu'il n'existe pas de preuve décisive pour soutenir un tel jugement.

La semaine dernière, Tomas Ojea Quintana, le rapporteur spécial de l'ONU sur la situation des droits de l'Homme en Corée du Nord, a évoqué l'incident tragique lors d'une réunion de l'Assemblée générale des Nations Unies et a dénoncé le meurtre comme une violation du droit international des droits de l'Homme.

Le ministère n'a pas encore reçu de demande officielle de soumission d'informations relatives à l'incident de la part des Nations unies, selon Suh.

Il a également indiqué que le ministère examinait s'il y avait des informations qu'il pouvait fournir à la famille du défunt concernant l'incident.

Plus tôt ce mois-ci, Lee Rae-jin, le frère aîné du fonctionnaire décédé, a demandé l'enregistrement audio d'une conversation entre son frère et les troupes nord-coréennes avant le meurtre, ainsi que des clips vidéo enregistrés par les équipements de surveillance de l'armée sud-coréenne montrant que le Nord a brûlé son corps.

Cette photo prise le 6 octobre 2020 montre Lee Rae-jin, le frère aîné du fonctionnaire tué par l'armée nord-coréenne, tenant une pétition à la main pour demander aux Nations unies d'ouvrir une enquête sur l'affaire.
L'armée et les gardes-côtes sud-coréens continuent les opérations de recherche du corps du fonctionnaire sud-coréen tué le mois dernier par la Corée du Nord, en mer Jaune près de l'île frontalière de Yeonpyeong, le 3 octobre 2020. (Photo fournie par les gardes-côtes sud-coréens. Revente et archivage interdits)

eloise@yna.co.kr

(FIN)

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