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Biden promet de renforcer l'alliance avec Séoul et de faire avancer la dénucléarisation du Nord via une «diplomatie raisonnée»

Actualités 30.10.2020 à 11h37

WASHINGTON, 29 oct. (Yonhap) -- Le candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis, Joe Biden, a promis jeudi de renforcer l'alliance avec la Coré du Sud, plutôt que d'«extorquer Séoul avec des menaces imprudentes pour retirer nos troupes», et de continuer à faire avancer la dénucléarisation du Nord à travers une «diplomatie raisonnée».

Biden a livré cet engagement dans une contribution exclusive à l'agence de presse Yonhap, juste quelques jours avant l'élection présidentielle américaine, avec un slogan accrocheur, «Katchi Kapshida», ou «Allons-y ensemble».

«En tant que président, je serai avec la Corée du Sud en renforçant notre alliance pour sauvegarder la paix en Asie de l'Est et au-delà, plutôt qu'extorquer Séoul avec des menaces imprudentes pour retirer nos troupes», a déclaré Biden dans l'article intitulé «Espoir pour un meilleur avenir commun».

«Je mènerai une diplomatie raisonnée et continuerai à œuvrer pour une Corée du Nord dénucléarisée et une péninsule coréenne unifiée en travaillant pour réunir les Américains d'origine coréenne séparés de leurs êtres chers en Corée du Nord depuis plusieurs décennies», a-t-il affirmé.

La première contribution de Biden à un média sud-coréen pendant cette année électorale est survenu quatre jours avant qu'il affronte le président Donald Trump dans ce qui est déjà devenu l'une des courses les plus controversées à la présidence dans l'histoire américaine moderne.

Le candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis, Joe Biden, prend la parole durant un rassemblement politique à Warm Springs, en Géorgie, le 27 octobre 2020. (AFP=Yonhap)

Biden s'est rappelé de sa visite de 2013 dans la Zone démilitarisée (DMZ) à la frontière intercoréenne.

«Je n'oublierai jamais quand je me tenais debout à moins de 100 pas de la Corée du Nord dans la DMZ avec ma petite-fille, Finnegan, à côté de moi. J'ai ressenti la douleur de la division dans la péninsule coréenne et de la séparation de familles depuis la guerre de Corée», a-t-il indiqué.

«C'était plus viscéral car, plus tôt dans la journée, je venais de déposer une couronne au Mémorial de la guerre de Corée pour rendre hommage aux 36.574 soldats américains qui ont été tués durant la guerre», a-t-il dit, en soulignant que l'alliance entre les deux pays a été «forgée dans le sang».

Biden a fait l'éloge de l'essor miraculeux du pays du Matin-Clair depuis les cendres de la guerre pour devenir «un exemple d'une démocratie florissante et d'une puissance économique». Il a mis en avant que le Sud était aussi «un leader mondial dans la lutte contre le Covid-19 et un allié fort dans la région pour améliorer nos prospérité et valeurs partagées ainsi que la sécurité et pour relever les défis mondiaux.»

Sur cette photo d'archives Yonhap, prise le 8 décembre 2013, le vice-président américain de l'époque Joe Biden et sa petite-fille, Finnegan, observent la Corée du Nord à travers des jumelles durant une visite dans un poste de garde près de la Zone démilitarisée (DMZ) divisant les deux Corées. (Pool photo)

Biden a déclaré qu'environ 2 millions Américains d'origine coréenne aux Etats-Unis avaient fait des contributions «innombrables», «notamment durant ces temps difficiles quand les Etats-Unis sont à un carrefour, face à une pandémie, une récession et une élection qui décideront nos futurs pour une très longue période».

«Pendant plus d'un siècle, les Américains d'origine coréenne ont rendu notre pays fort, des tous premiers immigrés à Hawaï le 13 janvier 1903 aux hommes d'affaires émergents et propriétaires d'entreprises qui nous font avancer à l'heure actuelle», a-t-il mis en avant.

L'ancien vice-président a promis d'aider tous les immigrés, y compris les Coréens sans papiers aux Etats-Unis.

«Je me suis battu durant toute ma carrière pour soutenir les familles immigrées qui sont venues en Amérique pour bâtir une meilleure vie», a écrit Biden dans son article spécial. «Je travaillerai pour revoir notre système d'immigration en panne, fournir une feuille de route vers la citoyenneté pour les Coréens sans papiers et reconnaître les dizaines de milliers de Coréens adoptés comme les Américains qu'ils sont.»

«Je lutterai pour un meilleur avenir de tous nos enfants et petits-enfants. Katchi Kapshida», a-t-il déclaré.

L'élection américaine est suivie de près en Corée du Sud parce qu'elle aura un impact considérable sur la manière dont les Etats-Unis traiteront une série de questions cruciales concernant les deux pays, y compris la dénucléarisation de la Corée du Nord.

Trump a tenu trois réunions historiques avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, devenant ainsi le premier président américain en exercice à rencontrer un dirigeant nord-coréen en juin 2018 quand les deux hommes ont eu le tout premier sommet entre les Etats-Unis et la Corée du Nord.

Biden affirme que les trois rencontres entre Trump et Kim sans «plans bien élaborés» n'ont rien réalisé, en dehors du fait que le dirigeant nord-coréen a été reconnu mondialement comme il l'espérait depuis longtemps.

Il maintient également que les relations des Etats-Unis avec ses alliés clés, dont la Corée du Sud, se sont détériorées considérablement sous l'administration Trump.

«Il (Trump) accepte tous les dictateurs en vue et il malmène tous nos amis», a critiqué Biden plus tôt dans une interview accordée à l'émission «60 Minutes» diffusée sur CBS News.

Cette capture d'écran du site Internet de la chaîne de télévision américaine CBS montre le candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis, Joe Biden, durant une interview pour l'émission «60 Minutes» de CBS News qui a été diffusée le 25 octobre 2020. (Revente et archivage interdits)

Trump a souvent critiqué des alliés des Etats-Unis, dont la Corée du Sud, leur reprochant d'être des «free-riders».

«Nos alliés, de différentes manières, nous traitent pire que l'ennemi. Face à l'ennemi, au moins nous montons la garde. Nos alliés, ce qu'ils nous ont fait par rapport à la protection militaire et au commerce est honteux», a argué Trump plus tôt jeudi durant un rassemblement politique à Tampa, en Floride.

L'administration Trump semble opter pour une éventuelle réduction des troupes américaines stationnées en Corée du Sud comme un levier de négociation face à Séoul pour inciter ce dernier à partager les coûts liés au maintien de 28.500 soldats américains sur son sol.

Seoul a proposé une augmentation de 13% par rapport aux 870 millions de dollars payés en vertu de l'accord de l'année dernière mais les négociations sont au point mort. Washington rechercherait un bond de 50% à 1,3 milliard de dollars qui marque toujours une nette diminution par rapport aux 5 milliards de dollars demandés initialement par Trump.

mjp@yna.co.kr

(FIN)

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