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Séoul devrait envoyer un message fort à Pyongyang pour dissuader les provocations, selon Ban

Actualités 13.11.2020 à 18h47
Ban Ki-moon, ancien secrétaire général des Nations unies, prend la parole lors d'un séminaire à Séoul, le 13 novembre 2020.

SEOUL, 13 nov. (Yonhap) -- La Corée du Sud devrait envoyer un message fort à la Corée du Nord pour la dissuader de faire des provocations, a déclaré ce vendredi Ban Ki-moon, ancien secrétaire général des Nations unies, alors que certains estiment que Pyongyang pourrait bientôt lancer des missiles pour tester l'administration Joe Biden.

Ban a fait cette remarque lors d'un séminaire à Séoul, disant que la question de la dénucléarisation du Nord pourrait revenir sur des «montagnes russes» suite à l'investiture du président américain élu, Joe Biden.

«Il est possible que le régime de Kim Jong-un effectue un tir d'essai d'un missile pour tester l'administration Biden», a-t-il dit. «Il est nécessaire pour nous d'envoyer des messages forts en recourant à divers canaux de sorte qu'ils ne fassent pas de telles provocations».

Le gouvernement sud-coréen a appelé à plusieurs reprises la Corée du Nord à agir de manière discrète et flexible et à ne pas faire de provocations sur fond d'incertitude croissante sur la politique nord-coréenne de Washington durant la transition du pouvoir.

Biden a critiqué la politique de Donald Trump sur les négociations de dénucléarisation, affirmant qu'il procéderait à une diplomatie «de principe» vis-à-vis du Nord. Pyongyang reste muet concernant l'élection de Biden, un silence inhabituellement long sur les résultats de l'élection présidentielle américaine.

Estimant que la Corée du Sud et les Etats-Unis auront une relation «plus forte et meilleure» sous Biden, Ban a indiqué pourtant que les deux pays devraient d'abord trouver une définition partagée de la dénucléarisation de la Corée du Nord.

Ils devraient avoir une coordination «étanche» sur la question de la Corée du Nord, Séoul jouant un rôle plus actif en tant que «partie la plus directement impliquée», a-t-il déclaré.

Ban ne pense pas que Biden utilisera une déclaration de fin de la guerre de Corée (1950-1953) comme un «spectacle surprise» comme l'aurait pu le faire le président américain Donald Trump.

«Néanmoins, si la Corée du Nord arrête partiellement son programme nucléaire ou de missiles, s'il y a un accord ferme à ce sujet, je pense que les sanctions de l'ONU pourraient être partiellement assouplies. Un tel progrès est possible dans le cadre d'un processus raisonnable (sous Biden)», a déclaré Ban.

En ce qui concerne d'autres questions de l'alliance, l'ancien secrétaire général de l'ONU a dit que le transfert envisagé du contrôle opérationnel (OPCON) en temps de guerre des troupes sud-coréennes de Washington à Séoul ne sera probablement pas achevé durant l'administration Moon Jae-in.

L'administration Moon espère reprendre l'OPCON de Washington au cours de son mandat qui se termine en mai 2022, bien que la transition ne soit pas basée sur le temps mais sur les conditions.

Ban a été le 8e secrétaire général de l'ONU de 2007 à 2016, une période qui a chevauché le mandat de Biden en tant que vice-président américain de 2009 à 2017.

eloise@yna.co.kr

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