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Le chef du PPP présente des excuses pour la condamnation des deux présidents précédents

Actualités 15.12.2020 à 16h43

SEOUL, 15 déc. (Yonhap) -- Le président par intérim du Parti du pouvoir du peuple (PPP), Kim Chong-in, a présenté officiellement des excuses ce mardi pour les deux précédents présidents affiliés au parti conservateur qui ont été condamnés pour corruption.

Kim a offert des excuses publiques lors d'une conférence de presse tenue à l'Assemblée nationale en attribuant au parti l'échec d'avoir surveillé correctement les anciens présidents condamnés Park Geun-hye et Lee Myung-bak.

«Les deux présidents précédents de la Corée du Sud sont en prison», a dit Kim. «Je suis là pour présenter des excuses sincères au peuple sur cette question.»

Le dirigeant du PPP a ajouté que «tout méfait d'un président constitue un méfait du parti au pouvoir».

«Notre parti n'a pas accompli son devoir, en tant que parti au pouvoir de l'époque, pour guider le pays dans la bonne direction, et a fait l'erreur grave d'avoir échoué à détecter et à prévenir les problèmes du régime au pouvoir», a dit Kim. «Je m'incline profondément et présente des excuses pour la déception que vous avez pu ressentir.»

Prenant ses fonctions en tant que président du PPP suite à la défaite écrasante du parti aux élections législatives d'avril dernier, Kim cherche à regagner la confiance du public dans la formation politique et à attirer de nouveau les électeurs.

Le parti conservateur a vu des partisans, notamment des jeunes électeurs et modérés, abandonner l'organisation politique après que les deux présidents précédents ont été reconnus coupables de corruption.

Le président par intérim du Parti du pouvoir du peuple (PPP), Kim Chong-in, prend la parole durant une conférence de presse, le mardi 15 décembre 2020.

Lors de sa quatrième année en tant que présidente en 2017, Park est devenue le premier chef d'Etat sud-coréen destitué suite à l'éclatement d'un scandale de corruption. Elle purge actuellement une peine de 20 ans de prison prononcée en juillet par une cour d'appel.

Lee, le prédécesseur de Park, purge aussi une peine de 17 ans de prison après avoir été condamné pour corruption.

Le dirigeant du PPP a visé également l'administration progressiste du président Moon Jae-in en disant que «je me sens aussi responsable de la situation politique actuelle où la démocratie et l'Etat de droit ont reculé».

Il a promis également des efforts pour réformer le parti et mener un remaniement au sein du parti pour qu'il «puisse renaître».

Les remarques de Kim constituent les premières excuses officielles présentées par un dirigeant du plus grand parti conservateur pour les deux présidents précédents condamnés alors qu'il cherche à regagner du pouvoir en vue de l'élection présidentielle prévue en mars 2022.

Ses excuses ont divisé toutefois le PPP, certains membres du parti ayant formulé ouvertement des critiques.

Le député trois fois élu Park Dae-chul, connu pour être un proche de Park, a dit à l'agence de presse Yonhap que ces excuses avaient négligé la dynamique politique derrière la conviction de la précédente présidente.

«Il aurait mieux valu ne pas présenter d'excuses. Il existe plusieurs raisons compliquées derrière l'emprisonnement d'un président comme la trahison d'un parti, de fausses nouvelles, la déformation ou l'instigation, mais (les excuses) les ont réduites juste à un simple méfait», a noté le député.

Le député Chung Jin-suk d'un autre parti a salué toutefois les excuses de Kim en les définissant comme «l'engagement (du parti) fait au public pour renaître à travers des remords et une introspection sincères».

mjp@yna.co.kr

(FIN)

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