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(Bilan 2020) La pandémie de Covid-19 change la vie quotidienne des Sud-Coréens

Gros plans 18.12.2020 à 10h00

SEOUL, 18 déc. (Yonhap) -- Toute l'année a été dominée par le nouveau coronavirus (Covid-19) car la pandémie a changé la vie quotidienne des habitants de la Corée du Sud, et la situation ne semble même pas près de revenir à la normale.

Le pays du Matin-Clair est actuellement aux prises avec sa plus grande vague épidémique alors que le nombre de nouveaux patients a dépassé les 1.000 dimanche, franchissant ce seuil pour la première fois depuis que le pays a signalé son premier cas de contamination au Covid-19 le 20 janvier. Le nombre total d'infections s'élevait ce vendredi à 47.515 avec 645 décès, selon l'Agence coréenne de contrôle et prévention des maladies (KDCA).

Le président Moon Jae-in a qualifié la dernière situation de «pire crise» du Covid-19 et a mis en garde contre la mise en œuvre des restrictions les plus fortes à moins que le rythme actuel de propagation du virus ne soit freiné.

La résurgence du nouveau coronavirus, principalement dans la région métropolitaine de Séoul, a posé un plus grand défi aux efforts antivirus car les infections sporadiques rendent plus difficile la traçabilité de leurs voies de transmission, contrairement aux épidémies précédentes qui étaient liées à des groupes identifiables.

Un grand nombre de personnes attendent de se faire dépister pour le nouveau coronavirus (Covid-19) devant la gare de Séoul, dans le centre de la capitale, le mardi 15 décembre 2020.

La Corée du Sud a fait face à sa première vague d'épidémie liée à l'église Shincheonji de Jésus dans la ville de Daegu, dans le sud-est du pays, fin février et début mars. Les cas attribués à la secte ont atteint environ 5.200.

Sans appliquer de mesures draconiennes, Séoul a aplati la courbe du virus grâce à des tests rapides et massifs. Les cas quotidiens ont même chuté à un chiffre après la première flambée à Daegu et dans la province voisine du Gyeongsang du Nord.

Mais un autre revers majeur est apparu avec la détection de plus de 270 cas liés à des clubs d'Itaewon, un quartier populaire pour sa vie nocturne, à Séoul en mai.

Fin août, la deuxième vague a ensuite déferlé sur le pays en lien avec un lieu de culte situé dans le nord de Séoul et un rassemblement antigouvernemental le 15 août. Le nombre de cas liés à la Sarang Jeil Church s'est élevé à environ 1.170, tandis que les cas en relation avec la manifestation ont atteint 650.

Contrairement aux Etats-Unis et à l'Europe qui ont imposé des mesures de confinement, la Corée du Sud a adopté un programme de distanciation sociale pour permettre aux gens de poursuivre leurs activités économiques dans le cadre de réglementations sanitaires plus strictes.

Une rue piétonne située dans le quartier de Hongdae, dans l'ouest de Séoul, est déserte, le mercredi 9 décembre 2020, suite à la résurgence des cas de nouveau coronavirus (Covid-19). (Yonhap)

Alors qu'un plan national de distanciation à trois niveaux avait été mis en œuvre jusqu'en octobre, le gouvernement a introduit des restrictions régionales en cinq paliers (1, 1,5, 2, 2,5 et 3) en novembre pour mieux contenir le virus et minimiser ses retombées sur l'économie.

Soulignant l'importance du port du masque et du maintien d'une distance physique entre les personnes, les autorités ont également décidé en novembre d'infliger des amendes pouvant aller jusqu'à 100.000 wons (88,3 dollars) à ceux qui ne portent pas de masque en public. Les propriétaires d'entreprise qui enfreignent la réglementation sur la santé publique sont passibles d'une amende maximale de 3 millions de wons.

Les autorités ont décrété le niveau 1 le 7 novembre dans la grande région de Séoul dans le cadre du système à cinq niveaux alors que l'épidémie montrait brièvement des signes de ralentissement, mais l'ont rapidement élevée au niveau 1,5 le 19 novembre et au niveau 2 le 24 novembre en réponse à la recrudescence de nouveaux cas.

Avant l'examen national d'entrée à l'université, qui a été retardé de deux semaines jusqu'au 4 décembre en raison de la pandémie, la KDCA a augmenté la distanciation sociale au niveau 2,5 dans la région métropolitaine de Séoul, qui abrite la moitié des 51 millions d'habitants du pays.

Cependant, le rythme de la propagation s'est accéléré ces dernières semaines, car le virus a tendance à survivre plus longtemps par temps froid et sec, et les gens passent davantage de temps à l'intérieur.

Il a fallu plus de 80 jours au pays pour voir son nombre de contaminations passer de 20.000 à 30.000. Cependant, 20 jours seulement se sont écoulés pour ajouter 10.000 autres patients après que le total a dépassé les 30.000 le 20 novembre.

Si le rythme actuel persiste, les experts de la santé ont averti que le bilan dans le pays pourrait dépasser les 50.000 d'ici la fin de cette année.

La récente recrudescence des cas et les transmissions non détectées parmi les populations plus jeunes et en meilleure santé suggèrent que l'épidémie de Covid-19 se poursuivra probablement pendant un certain temps jusqu'à ce qu'un vaccin sûr et efficace devienne largement disponible.

Des employés du centre de santé publique de l'arrondissement de Jongno, à Séoul, mènent des tests de dépistage pour le nouveau coronavirus (Covid-19), le mercredi 9 décembre 2020.

Pour apaiser les inquiétudes du public, le ministère de la Santé et des Affaires sociales a déclaré le 8 décembre avoir obtenu un accès rapide aux vaccins contre le Covid-19 développés par quatre sociétés pharmaceutiques (AstraZeneca Inc., Pfizer, Janssen de Johnson & Johnson et Moderna) et d'un projet mondial de vaccin pour 44 millions de personnes, suffisamment pour couvrir 88% de la population du pays.

A la nouvelle concernant le début de l'administration des vaccins au grand public en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, le Premier ministre Chung Sye-kyun a fait savoir mardi que le gouvernement prévoyait de commencer à acquérir des vaccins contre le nouveau coronavirus au premier trimestre de 2021.

Les responsables ont déclaré que le gouvernement débuterait la campagne de vaccination après avoir soigneusement surveillé les effets secondaires potentiels des vaccins dans d'autres pays.

Les autorités sanitaires ont exprimé l'espoir que les vaccins et traitements potentiels contre le Covid-19 contribueraient à ralentir la propagation du virus et à guérir les patients à un stade précoce, mais ont exhorté les gens à rester vigilants sur le port du masque et la distance physique.

La société pharmaceutique sud-coréenne Celltrion attend l'approbation d'urgence pour son traitement par anticorps du coronavirus, qui, selon elle, protège efficacement les patients présentant des symptômes bénins du développement d'un cas grave.

Près d'un an après l'éclatement de la pandémie, les gens ont vécu des changements sans précédent dans leur vie quotidienne, car il leur est conseillé de rester à la maison et de se tenir à distance les uns des autres pour réduire les risques d'infection.

Un écran derrière un enseignant montre des élèves suivant un cours en ligne à l'école primaire Hwarang à Séoul, le 14 décembre 2020, alors que les autorités éducatives de la capitale ont décidé de passer aux cours en ligne pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires jusqu'au 31 décembre sur fond de propagation du nouveau coronavirus (Covid-19).

La nouvelle normalité de la période pandémique est douloureuse pour tout le monde, mais elle a fait des ravages plus importants pour ceux dont l'activité est en rapport avec les voyages, l'hôtellerie, les sports et les divertissements au milieu d'une série de mesures restrictives pour lutter contre le virus.

En revanche, les innovations en matière d'infrastructure et de services numériques ont gagné du terrain, car davantage de personnes préfèrent les activités sociales et économiques «sans contact».

Les centres commerciaux en ligne et les fournisseurs de services de livraison ont prospéré alors qu'un nombre croissant de personnes optaient pour des achats en ligne et commandaient des plats à emporter au restaurant.

Les écoles se sont tournées vers des outils pédagogiques numériques pour les cours en ligne, et les grandes firmes ont expérimenté le télétravail afin de minimiser les risques d'infection.

Les services religieux du dimanche ont été diffusés via Internet car il était interdit aux lieux de culte d'accueillir plus de personnes qu'elles ne pouvaient en accueillir en toute sécurité, et les salles de sport proposaient des entraînements virtuels au lieu de cours de fitness en personne.

En ce qui concerne l'avenir, Kim Nan-do, professeur d'études sur les consommateurs à l'université nationale de Séoul, affirme que les gens devront s'adapter à la nouvelle normalité car la vie ne sera plus la même après la pandémie d'une ampleur que l'on ne retrouve qu'une fois par siècle.

Dans son livre coécrit «Trend Korea 2021», Kim a choisi «V-nomics» comme premier mot-clé pour l'année prochaine, qui signifie «l'économie que le virus a changé et va changer».

«Bien que le coronavirus semble avoir soudainement apporté de grands changements, la tendance actuelle avait gagné du terrain avant même la pandémie», a écrit Kim dans le rapport annuel sur les perspectives de consommation. «La consommation sans contact, le mode de vie centré sur la maison et les achats en ligne ont gagné en popularité, mais (le Covid-19) n'a fait qu'accélérer le rythme du changement.»

as26@yna.co.kr

(FIN)

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