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(LEAD) Un tribunal sud-coréen ordonne à Tokyo de payer des dommages à d'anciennes esclaves sexuelles

International 08.01.2021 à 11h38
Une statue de fille symbolisant les victimes de l'esclavage sexuel perpétré par l'armée impériale nippone en temps de guerre. (Photo d'archives Yonhap)

SEOUL, 08 jan. (Yonhap) -- La Cour centrale du district de Séoul a jugé ce vendredi que Tokyo devait payer des dommages à des victimes de l'esclavage sexuel en temps de guerre dans la première décision du genre qui devrait détériorer les relations déjà tendues entre les deux pays voisins.

Le tribunal a ordonné au Japon de verser des réparations financières de 100 millions de wons (91.300 dollars) à chacune de 12 anciennes esclaves sexuelles, qui sont appelées par euphémisme «femmes de réconfort» et qui ont été forcées à travailler dans des bordels japonais sur le front pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Douze victimes avaient déposé une pétition pour un règlement des différends en août 2013, dans laquelle elles ont dit avoir été trompées et forcées à travailler en tant qu'esclaves sexuelles et ont demandé un montant combiné de 1,2 milliard de wons (1,07 million de dollars), soit 100 millions de wons chacune.

Cependant, le dossier n'a pu être envoyé au tribunal qu'en janvier 2016, alors que Tokyo n'a pas répondu officiellement à la correspondance de la justice sud-coréenne.

La cour a tenu son premier procès en avril 2020. Tokyo a maintenu sa position selon laquelle l'affaire doit être abandonnée, en se basant sur l'immunité souveraine, une doctrine juridique qui permet à un Etat d'être exempté de toute poursuite civile par des tribunaux étrangers. Mais les victimes ont revendiqué que cette règle ne doit pas être appliquée aux crimes contre l'humanité et aux crimes de guerre.

Seulement cinq plaignantes sur les 12 sont toujours en vie. En Corée du Sud, il y a encore 16 victimes enregistrées auprès du gouvernement qui vivent encore. Selon des historiens, il y a eu environ 200.000 esclaves sexuelles au service de l'armée impériale japonaise, dont la plupart étaient des Coréennes.

rainmaker0220@yna.co.kr

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