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Fonds gelés : un diplomate iranien critique le manque de volonté politique de Séoul

International 11.01.2021 à 11h04

SEOUL, 11 jan. (Yonhap) -- Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé que les fonds financiers de Téhéran en Corée du Sud restaient gelés à cause du manque de volonté politique de Séoul plutôt qu'en raison des sanctions américaines, a rapporté ce lundi l'agence de presse de la République islamique d'Iran (IRNA) sur fond de tensions autour de la saisie par l'Iran d'un pétrolier sud-coréen.

Araghchi a fait cette affirmation durant des discussions tenues dimanche avec le vice-ministre sud-coréen des Affaires étrangères Choi Jong-kun et a dit que le gel des fonds signifie «se soumettre aux demandes excessives des Etats-Unis», selon l'IRNA.

Choi est actuellement en visite à Téhéran pour discuter de la saisie une semaine plus tôt du MT Hankuk Chemi par le Corps des gardiens de la révolution islamique de l'Iran pour des allégations de pollution environnementale et des fonds iraniens gelés estimés à 7 milliards de dollars.

«Le gel des ressources en devises de l'Iran en Corée est plus attribuable au manque de volonté politique de la part du gouvernement coréen plutôt qu'aux sanctions américaines», a déclaré Araghchi cité par l'agence de presse locale.

Il a demandé également à Choi de trouver un «mécanisme nécessaire» pour résoudre la question comme «première priorité» dans les relations bilatérales, selon l'IRNA.

Les actifs de l'Iran sur deux comptes bancaires sud-coréens sont gelés alors que l'administration du président américain Donald Trump s'est retirée de l'accord nucléaire avec l'Iran en 2018 et a durci les sanctions contre la République islamique.

Choi a demandé à régler rapidement la saisie du navire mais l'officiel iranien a réitéré que la saisie était «uniquement attribuable à des considérations techniques et à une pollution environnementale».

Séoul cherche la libération rapide du navire et de ses 20 membres d'équipage, dont cinq Sud-Coréens, à travers la diplomatie. Cependant, Téhéran a souligné la nécessité d'appliquer un «processus judiciaire» sur la question, soulevant des inquiétudes selon lesquelles la saisie pourrait se prolonger.

Le premier vice-ministre des Affaires étrangères Choi Jong-kun répond à des questions de journalistes le samedi 9 janvier 2021, au terminal 1 de l'aéroport international d'Incheon, avant de se rendre en Iran pour négocier la libération des marins du pétrolier sud-coréen qui a été saisi par les troupes iraniennes.

mjp@yna.co.kr

(FIN)

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