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(5e LD) Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un élevé au rang de secrétaire général du Parti

Corée du Nord 11.01.2021 à 19h04
Le dirigean nord-coréen Kim Jong-un prend la parole lors de la première session plénière du 8e Congrès du Parti du travail à Pyongyang, le 10 janvier 2021, rapporte l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA). (Utilisation en Corée du Sud uniquement et redistribution interdite)

SEOUL, 11 jan. (Yonhap) -- La Corée du Nord a nommé son dirigeant Kim Jong-un secrétaire général du Parti du travail, lors du congrès en cours, a rapporté ce lundi l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA).

Cette nomination a eu lieu lors du 8e Congrès du Parti du travail à Pyongyang, suite à une révision des règles du Parti pour restaurer le système de secrétariat qui avait été supprimé lors du congrès de 2016, selon la KCNA.

«Le 8e Congrès... décide d'élever Kim Jong-un à la haute dignité de secrétaire général du Parti du travail», a déclaré le rapport.

Le titre de secrétaire général a été précédemment détenu par le père du leader actuel, Kim Jong-il, et le Nord l'appelle «le secrétaire général éternel» du Parti.

Des votes ont eu lieu le même jour et la sœur cadette du leader nord-coréen, Kim Yo-jong, n'a pas été incluse dans la liste des membres suppléants du bureau politique du Parti.

Il y a des spéculations selon lesquelles Kim Yo-jong, qui était une membre suppléante du bureau politique, pourrait avoir été promue à un poste plus élevé alors qu'elle semble avoir occupé un rôle important dans les affaires intercoréennes et d'autres sujets clés.

Des experts estiment qu'il est encore trop tôt pour dire si la position de Kim Yo-jong s'est affaiblie, alors qu'elle pourrait continuer de jouer un rôle important dans les affaires de l'Etat en tant que sœur unique du leader, indépendamment de son titre.

Jo Yong-won, un officiel de haut niveau du Parti, qui est également apparu à côté de Kim est devenu un membre du présidium du bureau politique, un poste détenu par seulement cinq personnes en Corée du Nord, dont Kim.

Pak Pong-ju, un ancien membre du présidium, a été exclu de tous les postes du Parti, apparemment à cause de son grand âge.

Secrétaire général du Parti

La position des officiels clés impliqués dans les relations avec les Etats-Unis et les affaires intercoréennes semble s'être affaiblie au congrès du parti, selon les experts.

La première vice-ministre des Affaires étrangères de la Corée du Nord, Choe Son-hui, a été rétrogradée de membre à membre suppléante du Comité central du Parti sur fond d'impasse dans les négociations nucléaires avec les Etats-Unis.

Le ministre des Affaires étrangères Ri Son-gwon a maintenu sa position de membre suppléant du bureau politique, rejetant les spéculations selon lesquelles il avait été retiré de ses fonctions clés au sein du parti.

Ri était cependant le dernier officiel à être appelé au congrès du parti parmi les membres suppléants nommés.

«Compte tenu du statut très bas accordé à l'élite dans les affaires diplomatiques et intercoréennes, Kim Jong-un se concentrera probablement davantage sur les questions intérieures que sur les relations diplomatiques ou intercoréennes au moins jusqu'à ce que la crise du Covid-19 se calme», a estimé Cheong Seong-chang, chercheur à l'Institut Sejong.

Le dirigeant nord-coréen a tenu trois sommets avec le président américain Donald Trump, mais les pourparlers de dénucléarisation ont fait peu de progrès depuis leur sommet sans accord à Hanoï en 2019.

Durant une session précédente du congrès en cours, Kim a décrit les Etats-Unis comme «le plus grand ennemi» de son pays, menaçant de continuer de développer les capacités nucléaires, probablement pour faire pression sur l'administration de Joe Biden.

Jang Kum-chol, chef du département du Front uni (UFD), qui gère les affaires intercoréennes, a été remplacé par Kim Yong-chol sur fond de liens frontaliers gelés.

Kim Yong-chol, qui était auparavant à la tête de l'UFD, a perdu son poste après l'échec du sommet de Hanoï et a travaillé comme vice-président du comité du parti.

Kim a été exclu de la liste des secrétaires du parti après que le système de secrétariat a été relancé, ce qui est considéré comme une rétrogradation de sa position de vice-président.

Le Nord semble également avoir supprimé le poste de secrétaire aux affaires intercoréennes.

Selon Yang Moo-jin, professeur à l'université des études nord-coréennes, la suppression du poste pourrait signifier «l'affaiblissement des affaires intercoréennes». Il a également souligné la possibilité que Kim Yo-jong, la sœur du leader, puisse occuper le poste.

Kim Song-nam, le premier vice-directeur traitant des relations avec la Chine, a été promu directeur.

Congrès du Parti du travail

Sur le front militaire, Kwon Yong-jin a été promu directeur du bureau politique général de l'armée nord-coréenne, tandis que Kim Jong-gwan a été nommé ministre de la Défense. La Corée du Nord a renommé plus tôt le ministère des Forces armées populaires en ministère de la Défense, une décision largement perçue comme un effort pour montrer l'image d'un «Etat normal».

Les experts disent que le leader du Nord devrait adopter un nouveau style de leadership en plein essor en héritant l'histoire et la tradition de ses prédécesseurs.

«La diplomatie avec les Etats-Unis et la reprise économique demeurent le plus grand défi pour la Corée du Nord, et sans résoudre correctement ces tâches, il sera difficile pour Kim d'assurer son autorité en tant que secrétaire général», a analysé Lim Eun-chul, professeur à l'Institut pour les études de l'Extrême-Orient à l'université de Kyungnam.

La Corée du Nord fait face au triple coup dur des retombées des typhons successifs de l'été dernier, de la fermeture prolongée de ses frontières à cause du nouveau coronavirus (Covid-19) et des sanctions internationales contre son économie.

Le président Moon Jae-in a promis ce lundi de redoubler d'efforts pour induire une «grande transition» dans le dialogue bloqué, en disant que la Corée du Sud est prête à discuter avec le Nord «n'importe quand, n'importe où, même dans un format non facial».

La KCNA a dit que le congrès continuerait avec la session du septième jour ce lundi. L'événement pourrait se terminer mais il n'est pas clair si le congrès s'achèvera ou non aujourd'hui car le Nord n'a pas rendu public de programme. Le précédent congrès en 2016 s'était tenu pendant quatre jours.

De son côté, l'armée sud-coréenne a déclaré avoir détecté des signes indiquant que le Nord a effectué un défilé militaire à Pyongyang dimanche soir. Il serait le premier du genre depuis la parade militaire massive qui a eu lieu en octobre dernier pour fêter le 75e anniversaire de la fondation du Parti du travail.

Kim Jong-un et les cadres

rainmaker0220@yna.co.kr

eloise@yna.co.kr

(FIN)

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