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Les perspectives d'une libération rapide du pétrolier saisi en Iran s'assombrissent

Actualités 12.01.2021 à 18h11

SEOUL, 12 jan. (Yonhap) -- Les perspectives d'une libération rapide du pétrolier sud-coréen saisi par l'Iran et de ses membres d'équipage semblent s'être assombries ce mardi alors que Téhéran a insisté sur le déroulement d'un processus juridique concernant la pollution pétrolière présumée, ce qui a anéanti l'espoir d'une solution diplomatique.

Durant son séjour à Téhéran depuis dimanche, le vice-ministre des Affaires étrangères Choi Jong-kun a rencontré plusieurs hauts officiels iraniens, dont le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, et Kamal Kharrazi, chef du Conseil stratégique iranien des relations étrangères, ainsi que son homologue Abbas Araghchi.

Le Corps des gardiens de la révolution islamique de l'Iran a saisi le 4 janvier le MT Hankuk Chemi en raison d'allégations de pollution environnementale. L'opérateur du bateau avec à bord 20 marins, dont cinq Sud-Coréens, a nié avoir pollué en mer.

Durant les discussions avec les officiels iraniens, Choi a protesté contre la saisie, a demandé la libération rapide du navire et de ses membres d'équipage et les a exhortés à donner une preuve concrète des allégations de pollution maritime.

Les officiels iraniens ont réitéré que la saisie constituait une question «technique» qui fait l'objet de règlements «légaux et juridiques», demandant à Séoul de permettre à Téhéran d'accéder à ses fonds gelés en Corée du fait des sanctions américaines.

Les spéculations persistent selon lesquelles la saisie serait liée au mécontentement de l'Iran à l'égard des fonds gelés estimés à 7 milliards de dollars. Cependant, l'Iran affirme que la saisie n'est qu'une question technique.

«A l'occasion des discussions, le vice-ministre Choi a répété les demandes que l'Iran présente rapidement une preuve de ce qu'il appelle des facteurs techniques», a fait savoir Choi Young-sam, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, lors d'une conférence de presse.

Lors de la réunion tenue lundi avec Choi, Kharrazi a accusé Séoul de «se livrer à la pression américaine», selon l'agence de presse de la République islamique d'Iran (IRNA).

«Dans le passé, il y avait de bonnes relations entre les deux pays mais maintenant, malheureusement, à cause du respect par le gouvernement sud-coréen de la pression américaine, 7 milliards de fonds iraniens sont gelés dans des banques coréennes et on ne peut même pas retirer de l'argent pour acheter des médicaments», a dit Kharrazi cité par l'IRNA.

Le haut diplomate iranien a demandé également un accès aux actifs gelés en l'appelant le «plus grand obstacle» aux relations entre les deux pays. «Etant donné la santé et les conséquences économiques du coronavirus, la principale priorité des relations entre les deux pays est de donner accès aux ressources financières de l'Iran en Corée du Sud», a indiqué Zarif cité par l'agence de presse locale.

Choi a rencontré également le gouverneur de la Banque centrale d'Iran, Abdolnasser Hemmati. Ce dernier a exigé le déblocage de l'argent gelé.

Avant son départ pour le Qatar plus tard ce mardi, Choi devrait s'entretenir avec d'autres officiels iraniens, y compris Mojtaba Zolnouri, le chef de la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère et le président de l'Assemblée générale de l'Iran, ainsi que le vice-ministre de la Justice Mahmoud Hekmatnia.

Le premier vice-ministre des Affaires étrangères Choi Jong-kun répond à des questions de journalistes le samedi 9 janvier 2021, au terminal 1 de l'aéroport international d'Incheon, avant de se rendre vers l'Iran pour négocier la libération des marins du pétrolier sud-coréen qui a été saisi par les troupes iraniennes.

mjp@yna.co.kr

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