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(2e LD) La Cour suprême confirme la condamnation à 20 ans de prison de l'ex-présidente Park

National 14.01.2021 à 16h55

SEOUL, 14 jan. (Yonhap) -- La Cour suprême a confirmé ce jeudi la peine de 20 ans de prison contre l'ancienne présidente déchue Park Geun-hye dans une affaire de corruption très médiatisée, clôturant une saga de plusieurs années qui a secoué le pays et a finalement conduit à sa destitution en 2017.

Lors de l'audience sur la condamnation suite à un appel interjeté par les procureurs contre une décision en juillet qui réduisait la peine d'emprisonnement de Park, la plus haute juridiction du pays a maintenu le verdict, y compris une amende de 18 milliards de wons (15 millions de dollars) et la décision d'innocenter Park d'une partie des accusations d'abus de pouvoir et d'une accusation d'extorsion.

Sur cette photo d'archives, l'ancienne présidente Park Geun-hye se rend à la Cour centrale du district de Séoul pour assister à son procès à Séoul, le 29 septembre 2017.

Park devra purger 22 ans de prison, qui comprend une peine de deux ans de prison pour sa condamnation en 2018 pour ingérence illégale dans un processus de nomination du Parti Saenuri au pouvoir à l'époque. Compte tenu du temps qu'elle a déjà purgé, elle sera libérée en 2039.

Le verdict final de jeudi a mis fin à l'un des plus grands scandales politiques du pays, trois ans et neuf mois après la première inculpation de Park pour cette affaire de corruption.

L'ancienne chef de l'Etat a été évincée de Cheong Wa Dae en mars 2017 en raison de son implication dans le retentissant scandale d'abus de pouvoir et de corruption. Elle a été accusée d'avoir conspiré avec sa confidente de longue date Choi Soon-sil pour forcer de grands conglomérats, tels que Samsung et Lotte, à faire don de 77,4 milliards de wons à deux fondations sous le contrôle de Choi.

Park a également été inculpée séparément l'année suivante pour avoir accepté des fonds non conventionnels d'une valeur de 3,5 milliards de wons de la part de trois anciens chefs du Service national du renseignement (NIS) entre mai 2013 et septembre 2016 en collusion avec ses collaborateurs.

Les partisans de l'ex-présidente Park Geun-hye manifestent devant la Cour suprême de Séoul, le 14 janvier 2021, appelant à sa libération.

Lors du nouveau procès en juillet de l'année dernière, la Haute Cour de Séoul a condamné l'ancienne présidente à 15 ans de prison pour corruption et à cinq ans supplémentaires pour abus de pouvoir et d'autres charges pénales. Elle a également été condamnée à une amende de 18 milliards de wons et à renoncer à 3,5 milliards de wons. Park n'a pas fait appel de cette décision.

En comparaison, la cour d'appel lui a infligé une peine de 30 ans de prison, une amende de 20 milliards de wons et la confiscation de 2,7 milliards de wons dans les deux décisions précédentes en 2018 et 2019.

La durée réduite de la peine reflétait la décision de la Cour suprême en août 2019, dans laquelle Park a été innocentée d'une partie des accusations d'abus de pouvoir et d'une accusation d'extorsion soulevée pour son acte présumé de faire verser des dons par des conglomérats à deux fondations contrôlées par Choi.

Le procès de juillet a fait suite aux décisions de la Cour suprême de renvoyer les deux affaires à la Haute Cour de Séoul pour réexamen en août et novembre 2019, respectivement, lui ordonnant de traiter les accusations de corruption séparément du reste des accusations. La Haute Cour de Séoul a depuis fusionné les deux affaires.

Des membres de la formation d'opposition d'extrême droite Notre Parti républicain, y compris son chef Cho Won-jin (à dr.), manifestent devant la Cour suprême de Séoul le 14 janvier 2021, appelant à la libération de l'ancienne présidente Park Geun-hye.

Park est devenue le quatrième dirigeant du pays reconnu coupable d'infractions pénales.

Son prédécesseur immédiat, Lee Myung-bak, a été placé derrière les barreaux début novembre dernier après que la Cour suprême a confirmé sa peine de prison de 17 ans pour détournement de fonds et corruption.

C'est la deuxième fois que la Corée du Sud compte deux anciens présidents emprisonnés simultanément.

Roh Tae-woo et Chun Doo-hwan ont été en prison pendant environ deux ans simultanément pour insurrection et coup d'Etat militaire jusqu'à ce qu'ils soient graciés en décembre 1997.

Les partisans de Park, portant des masques noirs barrés du slogan «destitution invalide», ont exprimé leur frustration et leur déception face à cette décision et ont déclaré qu'ils ne pouvaient pas accepter le verdict.

L'ex-présidente déchue Park Geun-hye avec la Cour suprême de Séoul en fond. (Image fournie par Yonhap News TV. Revente et archivage interdits)

as26@yna.co.kr

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