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Le nouvel envoyé sud-coréen à Tokyo déterminé à chercher une solution «politique» aux conflits historiques

National 17.01.2021 à 17h04

SEOUL, 17 jan. (Yonhap) -- Le nouvel ambassadeur sud-coréen au Japon, Kang Chang-il, a souligné ce dimanche sa volonté de chercher des solutions «politiques» à une série de conflits historiques entre les deux pays et de favoriser une relation bilatérale «orientée vers l'avenir».

Kang a fait ces remarques lors d'une réunion en ligne avec des journalistes avant de prendre officiellement ses fonctions cette semaine, dans un contexte de tensions renouvelées entre Séoul et Tokyo à propos d'une récente décision de justice sud-coréenne ordonnant au gouvernement japonais d'indemniser les victimes de l'esclavage sexuel en temps de guerre.

«En ce qui concerne les conflits historiques, nous devons nous réunir pour en discuter et explorer des solutions politiques», a déclaré Kang, qualifiant les relations bilatérales de «pires» depuis que Séoul et Tokyo ont normalisé leurs liens bilatéraux dans le cadre du traité de 1965.

«Tout en faisant cela, nous devrions promouvoir un projet visant à établir une relation orientée vers l'avenir pour un avenir fait de coexistence et de coprospérité», a-t-il ajouté.

La recherche de solutions politiques ou diplomatiques aux problèmes historiques a peu progressé, car Tokyo affirme que la question de l'esclavage sexuel en temps de guerre a été réglée dans le cadre de l'accord bilatéral de 2015.

Le Japon affirme également que le travail forcé et d'autres questions découlant de sa colonisation de la péninsule coréenne entre 1910 et 1945 ont été réglés dans le cadre du traité de normalisation de 1965.

Abordant les tensions croissantes avec le Japon suite à la décision de ce mois-ci sur la question de l'esclavage sexuel, Kang a souligné que les deux pays ne devraient pas répéter les erreurs qu'ils ont commises dans leur gestion passée des différends historiques.

«La Corée du Sud et le Japon ont tous deux appris une leçon : dans le conflit sur le travail forcé, la question historique liée à une question économique a desservi les deux pays», a-t-il déclaré, faisant allusion au fait que le conflit sur le travail forcé a dégénéré en un différend commercial déclenché par les mesures de rétorsion de Tokyo en matière d'exportation.

Commentant la spéculation selon laquelle le Japon pourrait porter la question de l'esclavage sexuel devant la Cour internationale de justice, Kang s'est abstenu de faire des commentaires personnels, mais a mentionné la possibilité de demander la médiation d'un pays tiers.

Les efforts visant à dépasser l'animosité historique sont d'autant plus importants que les deux pays devraient affronter des défis communs, tels que la coopération économique et sécuritaire, la réponse à la pandémie de Covid-19 et l'organisation réussie des Jeux olympiques de Tokyo prévus pour la fin de l'année, a déclaré l'ambassadeur.

Kang a également souligné la nécessité de mener des efforts conjoints pour renforcer le «système de coopération triangulaire» entre la Corée du Sud, les Etats-Unis et le Japon, une remarque qui pourrait trouver un écho auprès du nouveau gouvernement américain de Joe Biden, qui cherche à renforcer les alliances régionales pour consolider le leadership mondial des Etats-Unis.

L'ambassadeur a dit espérer voir Joe Biden faire des efforts «considérables» en faveur de la réconciliation entre Séoul et Tokyo, étant donné que Washington, sous la présidence du nouveau président, accordera une attention particulière à la consolidation du partenariat trilatéral en matière de sécurité.

Le nouvel ambassadeur de Corée du Sud au Japon, Kang Chang-il, lors d'une réunion en ligne avec des journalistes à Séoul le 17 janvier 2021.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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