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(LEAD) Le destroyer Choi Young s'éloigne du détroit d'Ormuz sur fond de négociations avec l'Iran

Actualités 18.01.2021 à 16h35
Le destroyer Choi Young en 2019. (Photo d'archives Yonhap)

SEOUL, 18 jan. (Yonhap) -- La Corée du Sud a éloigné son navire de guerre anti-piraterie du détroit d'Ormuz pour créer une ambiance positive à l'approche de négociations avec l'Iran sur le pétrolier et ses marins détenus, a déclaré ce lundi une source diplomatique.

Le retrait de l'unité Cheonghae est intervenu avant que la délégation sud-coréenne, menée par le premier vice-ministre des Affaires étrangères Choi Jong-kun et arrivée le 10 janvier, a tenu des réunions avec des officiels iraniens de haut niveau sur la saisie et d'autres questions.

Le Corps des gardiens de la révolution islamique de l'Iran a saisi le pétrolier MT Hankuk Chemi dans les eaux du golfe Persique le 4 janvier en raison d'allégations de pollution environnementale. La navire, qui naviguait de l'Arabie saoudite vers les Emirats arabes unis, transportait 20 membres d'équipage, dont cinq Sud-Coréens.

«Pour créer une bonne atmosphère pour les négociations, l'unité Cheonghae, à laquelle l'Iran a répondu de manière sensible, a été retirée (du détroit)», a indiqué la source. «C'était une décision pour envoyer un signe amical à l'Iran à l'approche des négociations.»

Un officiel du ministère des Affaires étrangères a toutefois refusé de confirmer le retrait de l'unité. «Nous demandons votre compréhension, alors que nous ne pouvons rien confirmer sur les opérations de l'unité Cheonghae», a-t-il déclaré sous couvert d'anonymat.

Peu après la saisie, la Corée du Sud a envoyé le destroyer de 4.400 tonnes Choi Young de l'unité navale vers les eaux près du détroit d'Ormuz. L'ambassadeur iranien en Corée du Sud, Saeed Badamchi Shabestari, a exprimé son mécontentement sur le déploiement.

Les pourparlers de la semaine dernière pour la libération du vaisseau saisi se sont terminés sans progrès substantiel, alors que Téhéran revendique que la saisie est un sujet «technique» qui sera traité selon une procédure judiciaire, malgré la poursuite d'une solution diplomatique par Séoul.

Les spéculations persistent sur le fait que la saisie pourrait être liée à la colère de l'Iran sur ses 7 milliards de dollars de fonds gelés en Corée du Sud sous les sanctions américaines. L'Iran a demandé l'accès aux fonds gelés pour sa lutte contre la pandémie de nouveau coronavirus (Covid-19).

Des observateurs ont indiqué que les perspectives d'une libération rapide du bateau et des marins restaient incertaines car la volonté de l'Iran d'engager un processus judiciaire ne laisse guère de place à une solution diplomatique.

Un officiel du ministère sud-coréen des Affaires étrangères a confirmé aujourd'hui que Téhéran a demandé d'utiliser une partie des fonds gelés pour payer une contribution arriérée à l'Organisation des Nations unies (ONU). L'Iran a déclaré avoir formulé une proposition à Séoul à propos de l'argent qu'il lui doit, selon l'agence de presse de la République islamique d'Iran (IRNA).

«Il est vrai que (la méthode) est souhaitée par la partie iranienne. Nous sommes en consultation avec les agences gouvernementales concernées de notre côté et de la partie onusienne pour voir quelles options nous avons», a déclaré l'officiel sous couvert d'anonymat, sans donner d'autres détails.

rainmaker0220@yna.co.kr

lsr@yna.co.kr

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