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La famille du fonctionnaire tué par le Nord a été tenue au courant de l'enquête, selon le gouvernement

Actualités 19.01.2021 à 16h25
Lee Rae-jin, le grand frère de l'officiel tué répond à des questions de journalistes le vendredi 6 novembre 2020 avant sa rencontre avec le ministre de la Défense Suh Wook, au ministère de la Défense à Séoul.

SEOUL, 19 jan. (Yonhap) -- Le gouvernement a fourni autant d'informations que possible sur l'enquête en cours à la famille d'un officiel sud-coréen en charge du contrôle de la pêche qui a été tué par l'armée nord-coréenne l'année dernière, a montré ce mardi un rapport envoyé au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme (HCDH).

La Corée du Sud a fait ces remarques dans un rapport déposé au HCDH en réponse aux préoccupations selon lesquelles les autorités n'auraient pas entièrement dévoilé à la famille les informations liées à l'incident qui s'est produit en septembre 2020.

L'officiel âgé de 47 ans a été tué par balles tirées par des soldats nord-coréens le 22 septembre dernier alors qu'il était à la dérive dans les eaux nord-coréennes. Son grand frère a demandé une enquête onusienne, en soulevant des doutes sérieux sur les conclusions du gouvernement concernant l'incident selon lesquelles le fonctionnaire décédé a tenté de faire défection en Corée du Nord.

Le rapporteur spécial des Nations unies (ONU) sur la situation des droits de l'Homme en Corée du Nord, Tomas Ojea Quintana, a dénoncé le meurtre comme étant une violation des droits de l'Homme et a appelé les deux Corées à dévoiler toutes les informations sur cette affaire.

«Dans le cadre des efforts pour protéger le droit de savoir de la famille, les Garde-côtes, l'agence chargée de l'enquête de cet incident, ont rencontré le frère de la victime et fourni des informations importantes liées aux résultats de leur opération de recherche», a fait savoir le gouvernement dans le rapport.

Les Garde-côtes ont également répondu aux «diverses enquêtes» de la famille et «partagé les progrès de l'investigation» à travers les médias dans les limites légales, alors que pas tous les renseignements sur une enquête en cours ne doivent être partagés, même avec la famille directe.

Dans le rapport, le gouvernement a également souligné la nécessité de la restauration des lignes de communication avec la Corée du Nord, non seulement pour prévenir une récurrence d'un tel incident mais aussi pour rendre possible une réponse conjointe rapide en cas d'affaire similaire à l'avenir.

Il a ajouté que l'incapacité de contacter à distance la partie nord-coréenne après l'incident était un «problème fondamental» dans le traitement de l'affaire, qui a laissé le gouvernement avec seulement des renseignements pour reconstituer ce qui est arrivé.

Pour prévenir des incidents similaires, le gouvernement a fait savoir qu'il travaillait pour réviser ses manuels sur les situations d'urgence afin d'avoir une réponse plus rapide entre les agences et de demander la coopération de la Corée du Nord en ravivant les canaux de communication, selon le rapport.

Les lignes de communication sont coupées après que le Nord a fait exploser le bureau de liaison intercoréen à Kaesong en juin, en signe de colère contre l'envoi de tracts anti-Pyongyang par des activistes en Corée du Sud.

Le Nord a présenté des excuses pour le meurtre de l'officiel mais n'a donné aucune réponse aux appels de Séoul pour une enquête conjointe.

rainmaker0220@yna.co.kr

(FIN)

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