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Un groupe pro-unification exhorte le Congrès américain à ne pas tenir d'audience sur la loi anti-tracts

Actualités 29.01.2021 à 18h17

SEOUL, 29 jan. (Yonhap) -- Une organisation pro-unification a appelé ce vendredi le Congrès américain à ne pas tenir une audience sur la loi sud-coréenne interdisant l'envoi de tracs anti-Pyongyang, décrivant cette démarche comme une violation claire de la souveraineté de son pays et une interférence dans les affaires nationales.

Le Comité nord-coréen pour la déclaration conjointe du 15 juin, qui a été créé pour soutenir l'accord de paix signé lors du premier sommet intercoréen en 2000, a lancé cet appel dans un communiqué cosigné par près de 420 organisations civiles, selon le groupe.

Le communiqué a été adressé au gouvernement des Etats-Unis et aux comités des affaires étrangères du Sénat et de la Chambre des représentants, face à une éventuelle audience sur la question à Washington, selon le comité.

«Les pouvoirs judiciaires, administratif et législatif de la république de Corée jouent leur rôle respectif en vue de protéger la vie et la sécurité du peuple conformément à des procédures démocratiques», a déclaré le communiqué. «Même s'il y a une faille, elle doit être traitée par le peuple, le gouvernement et l'Assemblée nationale de Corée.»

«Il s'agit d'une atteinte claire à la souveraineté de la Corée et d'une interférence dans ses affaires nationales de tenir une audience sur les actes législatifs», a-t-il ajouté. «Le Congrès et le gouvernement américains devraient immédiatement arrêter toute interférence excessive dans les affaires nationales de la Corée et toute intervention dans la pratique de sa souveraineté.»

En décembre, l'Assemblée nationale, contrôlée par le Parti démocrate au pouvoir, a adopté la loi pénalisant l'envoi de tracts anti-Pyongyang vers la Corée du Nord, affirmant qu'elle vise à protéger la sécurité des personnes résidant dans les villages frontaliers d'où les tracts sont habituellement envoyés.

L'interdiction intervient quelques mois après que le Nord a fait exploser un bureau de liaison intercoréen en signe de protestation. Certains estiment que la législation revient à céder à la pression de Pyongyang.

Les hommes politiques et d'autres ont aussi dit que la législation pourrait éroder la liberté d'expression et bloquer une voie cruciale pour l'envoi d'informations sur le monde libre dans le pays reclus.

Le député républicain de la Chambre des Etats-Unis Chris Smith (NJ) a dit que la législation ignore des «libertés civiles fondamentales» et a exprimé son intention d'organiser une audience sur la question.

Mercredi, Park Sang-hak, un militant du groupe des transfuges nord-coréens, est parti aux Etats-Unis pour assister à l'audience prévue, bien que la date de l'audience n'ait pas encore été déterminée, a déclaré son avocat.

eloise@yna.co.kr

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