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Un ancien diplomate nord-coréen affirme que Pyongyang ne peut pas se dénucléariser

Actualités 01.02.2021 à 17h02

SEOUL, 01 fév. (Yonhap) -- Un ancien chef par intérim de l'ambassade de Corée du Nord au Koweït a déclaré que Pyongyang ne renoncerait pas à ses armes nucléaires car son arsenal nucléaire est essentiel à la survie du régime du dirigeant Kim Jong-un, a montré ce lundi un rapport de la chaîne de télévision américaine CNN.

Ryu Hyun-woo, qui aurait fait défection en Corée du Sud en septembre 2019, a fait cette déclaration dans une interview avec CNN. Sa défection a été rendue publique la semaine dernière.

«La puissance nucléaire de la Corée du Nord est liée directement à la stabilité du régime et Kim pense que les armes nucléaires sont la clé à sa survie», a souligné Ryu, cité par la chaîne américaine.

Ryu a dit également que la Corée du Nord aurait la volonté de négocier sur ses armes nucléaires mais qu'il était peu probable qu'elle y renonce entièrement, selon CNN.

Les discussions nucléaires sont au point mort depuis le sommet sans accord au début de 2019 entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le président américain de l'époque, Donald Trump. Ils avaient échoué à trouver un terrain d'entente sur la manière de récompenser les mesures de dénucléarisation de Pyongyang et l'allègement des sanctions de Washington.

D'après CNN, Ryu a dit que les précédentes administrations américaines sont tombées dans une situation difficile en demandant une forte dénucléarisation dans les négociations avec le pays totalitaire.

«Les Etats-Unis ne peuvent pas reculer concernant la dénucléarisation et Kim Jong-un ne peut pas mener de dénucléarisation», a-t-il ajouté, selon CNN.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un assiste le jeudi 14 janvier 2021 à une parade militaire organisée sur la place Kim Il-sung à Pyongyang pour célébrer le 8e Congrès du Parti du travail, rapporte le lendemain l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA). (Utilisation en Corée du Sud uniquement et redistribution interdite)

Ryu a dit également que les sanctions auraient pu pousser le Nord à retourner à la table des négociations en 2018, année où le dirigeant Kim et Trump ont eu leur premier sommet à Singapour.

«Les sanctions actuelles contre la Corée du Nord sont sans précédent et fortes», a jugé Ryu. «Je pense que les sanctions contre la Corée du Nord doivent être maintenues.»

Il a ajouté que la question des droits humains en Corée du Nord ne devrait pas être abandonnée durant les discussions nucléaires avec Pyongyang et que les droits de l'Homme constituent une «question morale».

La Corée du Nord est étiquetée comme l'un des pires violateurs des droits humains au monde. Pyongyang a exprimé son mécontentement face à ces critiques en les définissant comme une tentative dirigée par les Etats-Unis pour renverser son régime.

La défection de Ryu en Corée du Sud a été dévoilée par un rapport d'un média local au début de la semaine dernière.

D'autres d'informations n'ont pas été communiquées, notamment sur la date de la défection, mais il serait passé au Sud en septembre 2019, environ deux mois après l'entrée dans le pays de Jo Song-gil, ambassadeur par intérim du Nord en Italie, suite à sa disparition à la fin de 2018.

Certains présument que Ryu est le beau-fils de Jon Il-chun, ancien chef d'une organisation connue pour être le «coffre personnel» des dirigeants nord-coréens, en charge de gérer des fonds secrets et d'acheter des produits de luxe.

Le gouvernement sud-coréen n'a pas confirmé officiellement sa défection.

mjp@yna.co.kr

(FIN)

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