Go to Contents Go to Navigation

Notre site utilise des cookies et d'autres techniques pour offrir une meilleure qualité de service. En continuant à visiter le site, vous acceptez l'usage de ces techniques et notre politique. Voir en détail

(Critique de film) «Space Sweepers» : les aventures de quatre marginaux à bord d'un vaisseau spatial en 2092

Actualités 05.02.2021 à 17h00

SEOUL, 05 fév. (Yonhap) -- A quoi ressemblera la Terre en 2092 ? Tout le monde aura-t-il un accès équitable aux technologies de pointe qui permettront un environnement pacifique et sans pollution ?

Le réalisateur Jo Sung-hee, qui a imaginé des films aux allures de contes de fées comme «A Werewolf Boy» (2012) et «Phantom Detective» (2016), décrit un avenir légèrement pessimiste de la Terre et de l'humanité dans son quatrième long métrage «Space Sweepers».

Une scène du film «Space Sweepers» qui est disponible sur Netflix. (Revente et archivage interdits)

Dans le monde cinématographique de «Space Sweepers», l'univers est divisé en deux mondes différents en 2092, lorsque la Terre est presque détruite par la pollution.

Un groupe de personnes de la classe supérieure vit dans un nouveau monde habitable propre dans l'espace extra-atmosphérique, où les composants clés qui permettent d'y habiter, tels que l'air et la lumière, sont contrôlés de manière sophistiquée par UTS Corporation, une société qui crée et gère le monde artificiel.

D'un autre côté, la Terre ravagée demeure le foyer de la majorité des gens sans moyens de s'échapper vers la nouvelle planète flottante d'UTS.

Par conséquent, certains des telluriens de la classe inférieure sortent dans l'espace et survivent grâce à la récupération de débris spatiaux.

Parmi eux, un équipage de collecte de déchets à bord du minable vaisseau spatial Victory, la capitaine Jang (Kim Tae-ri), le pilote Tae-ho (Song Joong-ki), l'ingénieur Tiger Park (Jin Seon-kyu) et le robot humanoïde Bubs (Yoo Hai-jin), sont dotés de compétences exceptionnelles pour détecter des navettes spatiales écrasées ou des satellites abandonnés. Ils surpassent les navires de collecte de déchets rivaux d'autres pays.

La capitaine Jang, une ancienne pirate mystérieuse, est suffisamment charismatique pour mener trois autres marginaux qui ont chacun leur propre histoire passée bien distincte. Tae-ho, ancien chef du commandement des forces spéciales de l'UTS, est un pilote habile et rapide, et Tiger Park est un combattant et ancien membre d'un syndicat de trafic de drogue. Bubs est un robot militaire capable de penser et d'agir de manière autonome.

Une scène du film «Space Sweepers» qui est disponible sur Netflix. (Revente et archivage interdits)

Mais les quêtes stellaires du quatuor ne produisent guère de profits suffisants. Leurs maigres revenus sont absorbés par les coûts de location des engins spatiaux et les dépenses de réparation et d'entretien.

Au cours d'une collecte de routine dans l'espace, l'équipe hétéroclite tombe sur une jeune fille qui possède de mystérieux pouvoirs très prisés et envisage de les utiliser comme monnaie d'échange afin d'obtenir une grande fortune. UTS recherche également la fille pour un projet confidentiel visant à construire un nouveau monde habitable sur Mars.

A partir de ce moment, le scénario de «Space Sweepers» semble suivre une formule générique de film de science-fiction hollywoodien avec une fin assez prévisible.

Une scène du film «Space Sweepers» qui est disponible sur Netflix. (Revente et archivage interdits)

Néanmoins, sa représentation imaginative des batailles spatiales et de la vie dans l'utopie artificielle ainsi que les stations spatiales réussissent à captiver le regard des spectateurs.

En particulier, les effets visuels à gros budget permettent une retranscription efficace des batailles passionnantes dans l'espace, avec des mouvements rapides de vaisseaux spatiaux et des explosions laser envahissant l'écran. Le spectacle des explosions de croiseurs spatiaux, éclatant en énormes boules de feu, sont représentés dans des images complexes en haute définition.

Le personnage robot généré par ordinateur Bubs, produit par capture de mouvement de l'acteur chevronné Yoo Hai-jin, est également bien développé avec sa propre personnalité, comme s'il existait vraiment quelque part dans l'espace.

L'ensemble des acteurs à l'affiche se fondent totalement dans leur rôle dans ce qui est sans doute le premier véritable film spatial à gros budget du pays, sans aucun défaut dans leurs performances.

Song interprète parfaitement le rôle de Tae-ho, qui vit dans le désespoir après avoir perdu sa fille et avoir été renvoyé du commandement UTS. Kim semble être dans son élément en jouant une capitaine de vaisseau spatial, un rôle traditionnellement joué par des acteurs au physique plus massif et puissant.

Etant donné que le genre des blockbusters spatiaux est traditionnellement dominé par les studios hollywoodiens avec des acteurs occidentaux, regarder des astronautes coréens jouer à un jeu de cartes coréen et manger un ragoût de soja coréen dans l'espace est une minutie divertissante unique que propose «Space Sweepers».

Il est dommage que les scènes de bataille à couper le souffle et les images d'intérieurs détaillées des vaisseaux spatiaux ne puissent pas être appréciées sur grand écran avec un son et une musique bien équilibrés. Le visionnage du film est limité aux écrans plus petits tels que les téléviseurs ou les smartphones via Netflix.

Le long-métrage devait initialement sortir en salles l'été dernier, mais son distributeur a décidé de le proposer à Netflix après plusieurs retards dus à la longue pandémie de nouveau coronavirus (Covid-19). «Space Sweepers» est actuellement disponible sur Netflix.

Une image promotionnelle du film «Space Sweepers» qui est disponible sur Netflix. (Revente et archivage interdits)

as26@yna.co.kr

(FIN)

Accueil Haut de page