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Le professeur Ramseyer de Harvard va revoir son article sur le massacre de Coréens au Japon en 1923

International 21.02.2021 à 10h04

SEOUL, 21 fév. (Yonhap) -- J. Mark Ramseyer, professeur de l'université Harvard fortement critiqué pour avoir décrit dans un papier les femmes de réconfort comme des «prostituées», va revoir «de manière significative» un autre article controversé sur le massacre de Coréens au Japon en 1923, a annoncé samedi Alon Harel, un coéditeur du Cambridge Handbook of Privatization dont la publication est prévue pour août prochain.

Dans une interview par courriel à l'agence de presse Yonhap, Harel a jugé que le contenu de l'article de Ramseyer était une «erreur très regrettable» et a déclaré qu'il n'apparaîtrait pas dans sa forme originale.

Le coéditeur a aussi souligné que le professeur a retiré son papier controversé du Social Science Research Network (SSRN) après que Harel et d'autres collègues lui ont recommandé de le faire.

«C'était bien sûr une erreur innocente et très regrettable de notre part», a répondu Harel à une question sur son opinion concernant le papier de Ramseyer intitulé «Privatizing Police: Japanese Police, The Korean Massacre, And Private Security Firms».

«Je vous promets que le papier n'apparaîtra pas dans sa forme originale dans la collection. [...] Ramseyer nous a écrit qu'il a lu nos commentaires (qui étaient détaillés et très critiques) et qu'il reverra de manière significative le papier en fonction de ces commentaires», a-t-il poursuivi.

Dans l'article, Ramseyer de la Harvard Law School, citant des rumeurs, a décrit les Coréens de l'époque post-tremblement de terre dans la région de Tokyo en 1923 comme faisant partie de «gangs» qui «brûlaient des buildings, plantaient des bombes, empoisonnaient l'eau courante» et tuaient et violaient des gens.

Il a également émis des doutes sur l'estimation du nombre de Coréens qui ont été tués durant le massacre, fixée à environ 6.000 par les historiens.

Harel a fait savoir que les commentaires dont il a fait part à Ramseyer en vue de la révision incluaient ceux concernant les témoignages sur la violence alléguée des Coréens, dont la plupart proviennent selon lui de «simples ouï-dire de sources japonaises».

Le professeur n'en a pas dit plus. «Il y a d'autres choses mais je pense que la meilleure chose est d'attendre la prochaine version et de la voir», a-t-il temporisé.

Harel a indiqué bien connaître les atrocités dont ont été victimes les Coréens durant la Deuxième Guerre mondiale. Cependant, il a reconnu que lui et ses coéditeurs n'étaient pas des spécialistes de l'histoire des Coréens à l'époque coloniale (1910-1945).

«Nous supposions que le professeur Ramseyer connaît l'histoire mieux que nous. Dans le même temps, nous avons beaucoup appris sur les événements et nous avons envoyé une liste de commentaires détaillés sur le papier que nous avons écrits avec des historiens professionnels et des avocats.»

Par ailleurs, Harel a insisté sur le fait qu'il a réagi rapidement : «Nous avons pris une action immédiatement pour réparer les dommages autant que possible.»

«Avihay et moi-même regrettons qu'une description trompeuse de l'histoire puisse être trouvé maintenant au SSRN (et que nous soyons associés à celle-ci), mais je vous assure que l'erreur ne se répétera pas dans le volume à venir», a-t-il conclu en parlant de son coéditeur Avihay Dorfman de la faculté de droit de l'université de Tel-Aviv.

Le professeur J. Mark Ramseyer de l'université Harvard. (Capture d'écran du compte YouTube de la Harvard Law School. Revente et archivage interdits).

xb@yna.co.kr

(FIN)

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