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(LEAD) La Corée du Sud lance son programme de vaccination dans l'espoir d'obtenir une immunité collective

National 26.02.2021 à 10h40

SEOUL, 26 fév. (Yonhap) -- La Corée du Sud a commencé ce vendredi son programme de vaccination contre le nouveau coronavirus (Covid-19), plus d'un an après l'apparition du premier cas confirmé, dans l'espoir que reprenne une vie normale et que la population acquiert une immunité collective d'ici novembre.

Plus de 5.000 travailleurs de la santé et patients âgés de moins de 65 ans dans quelque 5.800 établissements de soins de longue durée ont commencé à recevoir les premières doses de vaccins contre le nouveau coronavirus.

Les autorités sanitaires avaient annoncé qu'elles ne désigneraient pas de personne spécifique pour la première injection dans le cadre du programme d'inoculation tant attendu dans le pays où le total des cas de Covid-19 approche les 90.000.

La première personne qui a reçu la première dose du régime complet à deux doses du géant pharmaceutique britanno-suédois AstraZeneca et de l'université Oxford est une membre du personnel médical âgé de 61 ans d'un établissement de soins.

Une soignante, âgée de 61 ans, d'un établissement de soins reçoit le premier vaccin contre le nouveau coronavirus (Covid-19) dans le pays à Séoul, le vendredi 26 février 2021.

La distribution des vaccins AstraZeneca a commencé jeudi pour quelque 289.000 travailleurs de la santé et patients de moins de 65 ans dans les sanatoriums, les centres de soins et les centres de réadaptation. Les premières vaccinations seront terminées en mars, selon les autorités sanitaires.

Le premier lot de flacons d'AstraZeneca est suffisant pour fournir des injections à 785.000 personnes. Les doses de vaccin ont été produites dans une usine locale par SK Bioscience Co. dans le cadre d'un accord de partenariat de fabrication.

Les vaccins AstraZeneca seront livrés à un total de 1.900 hôpitaux de soins de longue durée et centres de santé publique dans tout le pays pendant les quatre prochains jours.

Le vaccin AstraZeneca est jugé plus pratique pour les inoculations de masse car sa température de stockage est de 2 à 8℃, alors que le vaccin du géant pharmaceutique américain Pfizer Inc. nécessite un stockage en chaîne ultra-froide.

A partir de samedi, le premier groupe de quelque 55.000 travailleurs médicaux dans les hôpitaux pour patients atteints de virus recevra les vaccins Pfizer, dans le cadre du programme COVAX de l'Organisation mondiale de la santé.

Le premier groupe comprend 300 médecins, infirmiers et autres travailleurs de la santé traitant des patients atteints du Covid-19 dans la région du grand Séoul, qui recevront le premier vaccin Pfizer dans un centre de vaccination public au Centre médical national à Séoul, ont déclaré les autorités.

Les vaccins Pfizer seront ensuite administrés dans quatre autres centres de vaccination publics. Les autorités prévoient de construire 120 installations de ce type dans des hôpitaux généraux, des gymnases et d'autres sites gouvernementaux.

Les autorités sanitaires envisagent de terminer les inoculations avec le premier lot de produits Pfizer d'ici le 20 mars.

Les autorités sanitaires ont à plusieurs reprises tenté de dissiper les inquiétudes concernant la sûreté du vaccin AstraZeneca, après la décision du gouvernement d'exclure temporairement son administration aux personnes âgées de 65 ans ou plus jusqu'à ce qu'il reçoive des données supplémentaires sur les essais cliniques.

Elles ont souligné que le produit a été approuvé par une cinquantaine de pays et par l'Organisation mondiale de la santé pour une utilisation d'urgence et qu'aucun effet secondaire grave n'a été signalé dans les pays qui ont commencé à l'utiliser.

Une employée d'un centre de soins pour seniors se fait vacciner contre le nouveau coronavirus (Covid-19) dans un centre médical public à Séoul, le vendredi 26 février 2021.

L'utilisation du vaccin AstraZeneca chez les personnes âgées a fait controverse dans le monde entier du fait du manque de données pouvant étayer son efficacité chez les personnes âgées. Plusieurs pays ont soit exclu, soit reporté l'inoculation du produit aux personnes âgées.

Les autorités sanitaires ont également déclaré que le gouvernement fournirait une compensation adéquate en cas d'effets secondaires ou indésirables graves. Le gouvernement couvrira également au besoin les frais de séjour à l'hôpital et d'autres types de traitement.

Une indemnité pouvant atteindre 430 millions de wons (388.000 dollars) sera versée si une personne est gravement handicapée ou décède à la suite de la prise d'un vaccin contre le Covid-19, ont-elles déclaré.

La Corée du Sud a déjà annoncé qu'elle avait pour objectif de vacciner 70% de sa population d'ici septembre, l'immunité collective devant être atteinte d'ici novembre.

Le gouvernement a déjà obtenu suffisamment de vaccins pour inoculer 79 millions de personnes dans le cadre du COVAX et de contrats avec des entreprises pharmaceutiques étrangères.

La vaccination a été lancée à un moment critique où le pays se bat pour endiguer la diffusion du coronavirus. Les nouvelles infections quotidiennes ont augmenté à un peu plus de 400 ce vendredi dans le pays pour un nombre total de 88.922.

Certains experts de la santé, cependant, se sont dits préoccupés par cet objectif, affirmant qu'au moins 90% des personnes devraient être inoculées pour obtenir une immunité collective.

Par ailleurs, un récent sondage d'opinion a montré que moins de la moitié des Sud-Coréens sont prêts à recevoir immédiatement un vaccin contre le Covid-19, sans attendre de nouveaux rapports sur les effets de ces vaccins.

Dans l'enquête menée sur 1.020 personnes âgées de 18 ans ou plus par le Korea Society Opinion Institute, seuls 45,8% ont déclaré être prêts à se faire vacciner «immédiatement» lorsque leur tour viendra et 45,7% ont répondu qu'ils retarderaient leur vaccination pour «évaluer la situation» quant aux effets des vaccins, tandis que 5,1% ont déclaré qu'ils refuseraient complètement les vaccins, selon les résultats du sondage. Les 3,4% restants ont déclaré ne pas savoir.

Le président Moon Jae-in (2e à partir de la g.) regarde un médecin d'un hôpital de réhabilitation en train de se faire vacciner contre le nouveau coronavirus (Covid-19) à Séoul, le vendredi 26 février 2021.

mjp@yna.co.kr

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