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Le chef de la diplomatie rencontre une victime de l'esclavage sexuel du Japon en temps de guerre

Actualités 03.03.2021 à 16h50
Avec une ancienne esclave sexuelle

SEOUL, 03 mars (Yonhap) -- Le ministre des Affaires étrangères Chung Eui-yong a rencontré ce mercredi une victime de l'esclavage sexuel du Japon en temps de guerre, alors que Séoul cherche à désamorcer les tensions historiques persistantes avec Tokyo au milieu des appels de Washington à une coopération trilatérale plus étroite avec ses principaux alliés asiatiques.

L'entretien avec Lee Yong-soo, le premier de Chung avec une victime de l'esclavage sexuel depuis son entrée en fonction le mois dernier, a eu lieu alors que Lee, âgée de 92 ans, a intensifié ses demandes auprès du gouvernement pour qu'il porte l'affaire devant la Cour internationale de justice (CIJ) sans solution diplomatique en vue.

Lee devait réitérer cette requête lors de la discussion avec Chung.

La rencontre a également eu lieu deux jours après que le président Moon Jae-in a tendu une branche d'olivier à Tokyo, renouvellant son engagement à dialoguer avec le Japon «à tout moment» et soulignant que les deux pays ne devaient pas être liés par le passé.

La question des femmes de réconfort, un euphémisme pour désigner les victimes de l'esclavage sexuel, a attiré une attention accrue, alors qu'un tribunal local a ordonné à Tokyo de dédommager 12 d'entre elles en janvier et qu'un professeur de l'université Harvard a provoqué une vive controverse avec un article présentant les victimes comme des prostituées.

Lee, l'une des 15 victimes coréennes survivantes enregistrées, a exigé le mois dernier que Séoul renvoie le cas humanitaire de guerre devant la CIJ pour «tenir le Japon responsable en vertu du droit international» et «résoudre le problème de manière permanente et vivre en paix les uns avec les autres».

Le ministère des Affaires étrangères a adopté un ton prudent, affirmant qu'il écoutera les opinions des victimes et examinera attentivement leurs demandes.

Lee Yong-soo, victime de l'esclavage sexuel de l'armée japonaise pendant la Deuxième Guerre mondiale, verse des larmes lors d'une conférence de presse au Centre de presse de Séoul le 16 février 2021, appelant le gouvernement à porter la question des «femmes de réconfort» devant la Cour internationale de justice (CIJ). Les femmes de réconfort font référence à environ 200.000 femmes asiatiques, principalement coréennes, qui ont été emmenées de force dans des bordels militaires de première ligne par l'armée japonaise en temps de guerre.

as26@yna.co.kr

(FIN)

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