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La Corée du Sud «condamne fermement» l'approbation par le Japon de textes scolaires revendiquant Dokdo

Actualités 30.03.2021 à 20h55

SEOUL, 30 mars (Yonhap) -- La Corée du Sud a reproché ce mardi au Japon d'avoir approuvé des manuels scolaires renouvelant ses revendications territoriales sur les îlots Dokdo, situés à l'extrême est du pays.

Un comité de sélection des manuels scolaires relevant du ministère japonais de l'Education a approuvé 296 manuels destinés aux élèves de première année du secondaire, dont 30 sur les études sociales, tels que l'histoire et la géographie. Ces manuels seront utilisés à partir de l'année prochaine.

Les 30 manuels parlent tous de Dokdo, ce qui contraste avec il y a cinq ans, où certains des manuels d'études sociales ne contenaient pas ces informations.

«Nous protestons fermement contre le fait que le gouvernement japonais a approuvé les manuels qui n'ont pas énoncé les faits tels qu'ils sont conformément à sa propre perspective historique, et nous demandons qu'une correction soit apportée immédiatement», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Choi Young-sam.

«En particulier, nous ne pouvons que déplorer et condamner fermement l'approbation des manuels contenant des revendications non fondées sur Dokdo, qui est clairement notre territoire d'un point de vue historique, géographique et en vertu du droit international», a déclaré Choi.

Des manuels d'histoire japonais utilisés dans les lycées.
Hirohisa Soma, chef de mission adjoint à l'ambassade du Japon à Séoul, entre dans le bâtiment du ministère des Affaires étrangères à Séoul, le 30 mars 2021. Le gouvernement l'a convoqué pour protester contre l'approbation par Tokyo de manuels scolaires revendiquant les îlots Dokdo.
Les îlots sud-coréens de Dokdo. (Photo fournie par le ministère des Affaires étrangères. Archivage et revente interdits)

Le gouvernement sud-coréen exhorte également le Japon à «reconnaître avec précision les problèmes liés aux victimes de l'esclavage sexuel pratiqué pendant la guerre par l'armée japonaise, une violation des droits fondamentaux et des droits des femmes pendant la guerre, et à s'engager à pratiquer un enseignement de l'histoire basé sur l'esprit de responsabilité, d'excuses et d'auto-réflexion», a ajouté Choi.

Le ministère des Affaires étrangères a convoqué un haut fonctionnaire de l'ambassade du Japon pour protester.

Lee Sang-ryol, directeur général des affaires asiatiques et pacifiques, a exprimé ses regrets à Hirohisa Soma, chef de mission adjoint à l'ambassade du Japon à Séoul.

Les textes révisés sont considérés comme ayant renforcé les revendications du Japon sur Dokdo, selon lesquelles les îlots lui appartiennent et sont illégalement occupés par la Corée du Sud.

En mars 2018, le gouvernement japonais a révisé les directives d'enseignement pour demander aux lycées d'éduquer les élèves sur ses revendications sur Dokdo dans les cours d'études sociales.

Les éditeurs de manuels scolaires sont tenus de refléter les directives d'enseignement du gouvernement pour que l'Etat approuve la publication des manuels.

Le renouvellement des revendications du Japon sur Dokdo intervient alors que les relations bilatérales restent très tendues en raison de différends liés à l'histoire coloniale, au travail forcé et à l'esclavage sexuel, ainsi qu'aux restrictions japonaises sur les exportations vers la Corée du Sud.

Dokdo est depuis longtemps une source récurrente de tensions entre les deux voisins, Tokyo continuant à revendiquer les îlots dans ses documents politiques, ses déclarations publiques et ses manuels scolaires.

La Corée du Sud maintient un contrôle effectif sur Dokdo, où séjourne un petit détachement de police, depuis la libération de la domination coloniale japonaise en 1945.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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