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Séoul pourrait envisager d'interdire les voyages en Birmanie si la situation s'aggrave

International 05.04.2021 à 16h50

SEOUL, 05 avr. (Yonhap) -- Le gouvernement pourrait envisager de proscrire les voyages en Birmanie et organiser des vols temporaires supplémentaires pour aider les Sud-Coréens à quitter le pays si les troubles politiques s'aggravent, a déclaré ce lundi un responsable du ministère des Affaires étrangères.

Le gouvernement a aidé à mettre à disposition un ou deux vols provisoires par semaine à partir de la nation d'Asie du Sud-Est depuis le coup d'Etat militaire du 1er février qui a plongé le pays dans la tourmente. Jusqu'à présent, un total de 411 Sud-Coréens sur les quelque 3.500 qui y vivent sont rentrés chez eux à bord de ces vols, selon l'officiel.

De plus, 274 autres personnes rentreront chez elles cette semaine, a-t-il fait savoir.

On estime que la violente répression de la junte militaire contre les manifestants a tué au moins 557 personnes en Birmanie, aggravant les troubles sociaux.

Aucun dommage subi par la communauté coréenne n'a été signalé, mais la mort par balle d'un employé local de la succursale à Rangoun de la banque sud-coréenne Shinhan a suscité la vigilance.

Pour assurer la protection et la sécurité des Coréens, le gouvernement est «pleinement préparé» à prendre des mesures rapides si nécessaire, y compris une éventuelle interdiction de voyager et une mise en place d'autres vols spéciaux en consultation avec les autorités nationales des transporteurs et de l'aviation de Birmanie, a souligné le responsable.

«A partir de cette semaine, nous effectuons trois vols par semaine en avril», a-t-il indiqué. «Quatre vols par semaine sont également possibles, mais la demande n'a pas encore atteint ce niveau.»

Il y a plus de 260 sociétés sud-coréennes opérant en Birmanie, dont beaucoup sont des entreprises de couture qui exploitent des usines, ce qui les empêche de quitter le pays.

Imposer une interdiction de voyager est également une mesure à l'étude, mais il est peu probable qu'elle soit appliquée de sitôt, a estimé l'officiel.

«Nous gardons cette mesure à l'esprit, mais nous demanderons d'abord à nos citoyens de se mettre à l'abri dans des endroits sûrs et ferons sortir tout le monde avant d'interdire les voyages», a-t-il précisé. «Ce n'est pas encore le cas, mais nous nous préparons pleinement.»

Samedi, le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a relevé l'alerte de voyage pour la Birmanie à «rouge», soit le deuxième niveau le plus élevé du système qui en compte quatre, recommandant un départ du pays.

Lors d'une conférence de presse la semaine dernière, le ministre des Affaires étrangères Chung Eui-yong a évoqué la possibilité d'envoyer des avions militaires ou des avions spéciaux pour ramener les Coréens chez eux «dans les 24 heures» si une décision de retrait est prise.

(Photomontage)

as26@yna.co.kr

(FIN)

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