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(LEAD) Elections partielles : le parti au pouvoir subit une défaite écrasante

Actualités 08.04.2021 à 03h53
Oh Se-hoon, candidat à la mairie de Séoul du Parti du pouvoir du peuple (PPP), exprime sa joie au siège du parti à Séoul, le jeudi 8 avril 2021, alors qu'il se trouve largement en tête pour remporter le poste de maire de Séoul contre sa rivale Park Young-sun, aux élections partielles.
Park Heong-joon, candidat à la mairie de Busan du Parti du pouvoir du peuple (PPP), lève les bras le mercredi 7 avril 2021, après que les sondages à la sortie des urnes montrent qu'il devrait remporter le poste de maire de Busan.

SEOUL, 08 avr. (Yonhap) -- Le Parti démocrate (PD) au pouvoir a subi une défaite écrasante aux élections municipales partielles considérées comme un baromètre crucial pour l'élection présidentielle de l'année prochaine.

Oh Se-hoon candidat à la mairie de Séoul du Parti du pouvoir du peuple (PPP), la principale formation d'opposition, devançait Park Young-sun du Parti démocrate (PD) par 57,50% des suffrages contre 39,18% selon le décompte final des voix, a fait savoir la Commission nationale des élections (NEC).

A Busan, la deuxième plus grande ville du pays, Park Heong-joon du PPP devance son adversaire Kim Young-choon du PD avec 62,67% des voix contre 34,42% avec 100% de dépouillement.

Le PPP a également remporté une victoire écrasante aux élections partielles, raflant 13 autres postes locaux sur 19, comme les sondages à la sortie des urnes et d'autres enquêtes précédentes l'avaient prédit.

Les élections, en particulier à Séoul, foyer de près de 10 millions d'habitants sur les 52 millions que compte le pays, sont considérées comme un puissant indicateur à l'approche de l'élection présidentielle en mars 2022.

Le président Moon Jae-in et son parti au pouvoir ont provoqué une indignation publique et subit une baisse de populairté suite à la flambée des prix de l'immobilier, ainsi qu'au scandale de spéculation foncière impliquant des fonctionnaires de LH, l'agence publique du logement, qui a éclaté un mois avant les élections.

Le PD est également en mauvaise posture du fait que les élections municipales partielles ont été convoquées après que les maires précédents, Park Won-soon à Séoul et Oh Keo-don à Busan, tous deux affiliés au parti libéral, ont quitté leur poste l'année dernière à la suite d'allégations de harcèlement sexuel.

Park s'est suicidé en juillet dernier et Oh a quitté son siège de maire de Busan en avril, tous deux confrontés à des accusations de harcèlement sexuel portées par des subordonnées.

Les victoires ont mis fin à une série de quatre succès électoraux, à savoir deux élections législatives en 2016 et 2020, les élections locales en 2018 et l'élection présidentielle en 2017.

Alors que les résultats des élections ont nettement penché vers le PPP, le PD et les deux candidats municipaux ont reconnu leur défaite.

«(Le PD) accepte humblement l'opinion publique démontrée dans les résultats des élections. Nous avons infligé une immense déception au peuple en raison de nos défauts», a fait savoir le président par intérim du PD Kim Tae-nyeon, lors d'un point de presse.

Le président du groupe parlementaire du PD et les membres du Conseil suprême ont tenu une réunion à huis clos et évoqué une démission en masse de leur poste mais ne sont par parvenus à une conclusion.

Saluant ces résultats, le chef intérimaire du PPP, Kim Chong-in, a déclaré qu'ils reflétaient la colère du public envers l'administration Moon.

«Je pense que les élections reflètent le bon sens du peuple... c'est l'expression de la rage du peuple envers le gouvernement», a déclaré Kim.

Oh, dans son discours de victoire de facto, s'est engagé à s'occuper de la victime du harcèlement sexuel de l'ancien maire de Séoul Park Won-soon et à s'assurer qu'elle retrouve sans problème son poste à la mairie de Séoul.

Oh a également ressenti un «lourd sentiment de responsabilité» et a promis de s'engager dans le travail avec un «cœur passionné».

Avec la victoire, Oh a retrouvé le siège de maire de Séoul, où vivent près de 10 millions de personnes sur les 52 millions d'habitants que compte le pays, qu'il avait quitté en 2011, au milieu de son deuxième mandat, pour protester contre l'introduction par le conseil municipal dominé par l'opposition d'un programme de repas scolaires gratuits pour tous les élèves.

Les nouveaux maires des deux villes exerceront les 14 mois restants du mandat de quatre ans des anciens maires.

Le taux de participation provisoire pour les élections à Séoul et Busan s'est élevé à 58,2% et 52,7%, respectivement, dépassant les 50% pour le première fois dans les élections partielles qui ont inclus les courses des chefs des gouvernements métropolitains.

rainmaker0220@yna.co.kr

(FIN)

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