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SsangYong Motor de nouveau sous séquestre judiciaire, les créanciers cherchent un nouvel investisseur

Actualités 15.04.2021 à 14h04

SEOUL, 15 avr. (Yonhap) -- SsangYong Motor Co. a de nouveau été placé sous séquestre judiciaire ce jeudi, sa société mère indienne Mahindra & Mahindra Ltd. n'ayant pas réussi à attirer un investisseur dans un contexte de pandémie prolongée de Covid-19.

Le Tribunal des faillites de Séoul a approuvé le processus de rééchelonnement de la dette de SsangYong Motor car l'importateur américain de véhicules HAAH Automotive Holdings Inc. n'a pas soumis de lettre d'intention pour acquérir l'entreprise en difficulté financière.

Mahindra était en pourparlers avec HAAH pour vendre sa participation majoritaire au sein de l'unité coréenne dans le cadre de son plan de réorganisation mondiale sur fond de pandémie.

Le tribunal a exigé que le seul investisseur potentiel soumette une lettre d'intention via SsangYong avant le 31 mars, mais la société américaine n'a pas envoyé le document.

L'usine de SsangYong Motor à Pyeongtaek, à 70 kilomètres au sud de Séoul, le 5 avril 2021.

C'est la deuxième fois que le constructeur automobile, axé sur les SUV, est placé sous séquestre judiciaire après avoir subi le même processus il y a 10 ans.

La mise sous séquestre judiciaire est une étape avant la faillite dans le système juridique sud-coréen. En cas de mise sous séquestre, le tribunal décide de la sauvegarde ou non de l'entreprise et de la façon de résoudre le dossier.

SsangYong avait déposé une demande de mise sous séquestre en décembre après avoir échoué à obtenir 165 milliards de wons (148 millions de dollars) de prêts auprès de créanciers. Mais il avait obtenu une suspension de trois mois de son obligation de rembourser des dettes en raison des pourparlers avec HAAH.

Suite à la mise sous séquestre judiciaire, la survie de SsangYong dépend de la question de savoir s'il y aura un nouvel investisseur pour acquérir un SsangYong «rationalisé» après le règlement de dettes et d'autres efforts de restructuration.

La semaine dernière, le président de SsangYong Motor, Yea Byung-tae, a démissionné, endossant la responsabilité de ne pas avoir réussi à attirer les investissements de HAAH.

Le SUV Rexton Sports de SsangYong Motor. (Photo fournie par SsangYong Motor. Revente et archivage interdits)

SAIC Motor Corp., basée en Chine, a acquis une participation de 51% dans SsangYong en 2004, mais a abandonné le contrôle du constructeur automobile en 2009 à la suite de la crise financière mondiale (2008-2009).

En 2011, Mahindra a acquis une participation de 70% dans SsangYong pour 523 milliards de wons et détient désormais une participation de 74,65% dans le constructeur automobile.

Mahindra a annoncé qu'il ne prévoyait pas d'injecter de nouveaux capitaux dans SsangYong et renoncerait à son statut de plus grand actionnaire de l'unité coréenne si elle trouve un nouvel investisseur.

KPMG Samjong Accounting Corp., le cabinet d'audit de SsangYong, a refusé de donner son opinion sur les états financiers annuels du constructeur automobile pour l'année 2020.

SsangYong pourrait être radié de la Bourse si son cabinet comptable refuse de nouveau de donner un avis sur la performance annuelle de la firme pour l'année suivante après la période d'un an.

as26@yna.co.kr

(FIN)

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