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Des rapporteurs de l'ONU expriment leurs inquiétudes concernant la loi anti-tracts

Actualités 22.04.2021 à 21h32

SEOUL, 22 avr. (Yonhap) -- Des rapporteurs spéciaux des Nations unies (ONU) ont exprimé leurs inquiétudes quant au fait que la loi anti-tracts de la Corée du Sud pourrait restreindre la liberté d'expression, dans une lettre envoyée au gouvernement lui demandant d'éclaircir certains points, a montré ce jeudi le site Web de l'ONU.

Tomas Ojea Quintana, rapporteur spécial de l'ONU sur la situation des droits de l'Homme en Corée du Nord, ainsi que trois autres rapporteurs, ont lancé cet appel dans une lettre de «communication» datée de lundi, exhortant le gouvernement sud-coréen à fournir des informations supplémentaires sur la conformité de l'interdiction des envois de tracts avec le droit international des droits de l'Homme.

«Nous sommes préoccupés du fait que cet amendement législatif, en raison de sa formulation vague, puisse être interprété au sens large, et que son application puisse conduire à la pénalisation disproportionnée de certaines formes d'expression politique et d'activités légitimes de certains acteurs de la société civile en ROK», ont-ils déclaré, en utilisant l'acronyme du nom officiel de la Corée du Sud, la république de Corée.

Les rapporteurs ont exprimé leurs inquiétudes sur le fait que l'interdiction de la diffusion de tracts puisse «avoir un impact négatif sur l'exercice du droit à la liberté d'expression» et les «activités légitimes» des organisations non gouvernementales à Séoul.

Certains critiquent que l'amendement à la loi sur le développement des relations intercoréennes, qui est entré en vigueur le mois dernier, pourrait empêcher l'envoi d'informations dans le pays reclus.

La Corée du Sud a souligné que l'interdiction de l'envoi de tracts est nécessaire pour protéger la vie et la sécurité des résidents vivant dans les zones frontalières, car de tels actes pourraient inciter le Nord à prendre des mesures belliqueuses.

La loi interdit l'envoi de tracts anti-Pyongyang à travers la frontière, les contrevenants étant passibles d'une peine d'emprisonnement maximale de trois ans ou d'une amende de 30 millions de wons (27.400 dollars).

Tomas Ojea Quintana, rapporteur spécial de l'ONU sur la situation des droits de l'Homme en Corée du Nord, prend la parole lors d'une conférence de presse à Séoul le 21 juin 2019.

eloise@yna.co.kr

(FIN)

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