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(FOCUS) Le choix «extravagant» de «Minari» permet à Youn de remporter son premier Oscar d'actrice

Gros plans 26.04.2021 à 11h14
Youn Yuh-jung. (Photo fournie par Hook Entertainment. Revente et archivage interdits)

SEOUL, 26 avr. (Yonhap) -- Youn Yuh-jung, qui est devenue lundi la première Sud-Coréenne à remporter un Oscar d'actrice, a changé d'attitude face à la vie à l'âge de 65 ans.

«Quand j'ai eu 65 ans, j'ai décidé d'être extravagante», a déclaré la comédienne de 73 ans dans une interview à un média local. Youn a joué dans près de 100 films et séries télévisées au cours de son demi-siècle de carrière, depuis ses débuts sur le petit écran en 1967.

«Pour moi, être extravagante signifie travailler avec des gens que j'aime et dire non à ceux que je n'aime pas, indépendamment de l'argent ou de la célébrité», a-t-elle déclaré.

Ce fut un grand tournant pour l'actrice qui devait batailler en raison du regard négatif porté sur les femmes divorcées des décennies plus tôt.

Lorsqu'elle est revenue dans le monde du spectacle à la fin des années 1980 après son divorce, elle n'a pas été bien accueillie par les Sud-Coréens. Les gens ne se sont pas souciés du fait que Youn était une star du grand écran, ayant joué dans des films acclamés par la critique comme «Fire Woman» et «Insect Woman», tous deux du légendaire réalisateur Kim Ki-young, ils ont simplement pointé du doigt l'actrice divorcée, qui n'a pas cédé aux préjugés et a construit son propre parcours professionnel.

Même si elle n'a pas pu revendiquer ses goûts et préférences, elle était de plus en plus présente sur le grand et le petit écrans grâce à son jeu désespéré mais spontané dans des films comme «A Good Lawyer's Wife», où elle joue une mère ayant une liaison avec un autre homme ou «The Taste of Money», où elle incarne une maîtresse insatiable d'une riche famille.

Scène de «Lucky Chan-sil». (Photo fournie par Challan Film. Revente et archivage interdits)

Depuis qu'elle a décidé de vivre dans l'extravagance il y a quelques années, Youn s'est consacrée à des projets qui l'ont touchée, quelle que soit leur taille, le type de rôle qu'ils proposent ou leur rémunération.

Les trois derniers projets qu'elle a choisis ces dernières années, «Lucky Chan-sil», «Beasts Clawing at Straws» et «Minari», ont marqué l'apogée de cette extravagance.

Dans le drame indépendant «Lucky Chan-sil», écrit et réalisé par Kim Cho-hee, Youn joue le rôle d'une grand-mère analphabète.

Elle a déclaré avoir participé à ce projet de 200 millions de wons (180.000 dollars) sans être payée, par compassion avec le jeune réalisateur, qui tentait de faire ses débuts dans le cinéma avec ce film.

«J'ai reçu un appel du réalisateur, qui m'a suppliée d'accepter le rôle car personne ne voulait le faire», a-t-elle déclaré dans une conversation en ligne avec le réalisateur de «Parasite», Bong Joon-ho. «Je ne pouvais pas refuser sa demande».

Avant de se lancer dans le thriller «Beasts», la première réalisation de Kim Yong-hoon, elle voulait initialement dire non au réalisateur car elle savait à quel point il est difficile de travailler avec un réalisateur débutant.

Elle a toutefois accepté l'offre car elle aimait à la fois le scénario, basé sur le roman japonais homonyme, et le réalisateur.

«Minari». (Photo fournie par Pancinema. Revente et archivage interdits)

En outre, cette nouvelle approche extravagante l'a conduite à jouer dans «Minari», écrit et réalisé par le réalisateur américain d'origine coréenne Lee Isaac Chung d'après ses souvenirs d'enfance.

Elle a dit être rapidement tombée amoureuse de l'équipe derrière le projet de 2 millions de dollars de la maison de production américaine Plan B et n'a pas hésité à s'envoler pour les Etats-Unis pour participer au tournage de cinq semaines dans l'Oklahoma à la mi-juillet.

«J'ai décidé de faire "Minari" à cause des gens que j'aime bien et du scénario», a-t-elle déclaré. «Mais la tâche était difficile. C'était un film indépendant avec un budget serré et tout était difficile à cause de la chaleur en Oklahoma.»

Elle y joue le rôle de Soon-ja, grand-mère boudeuse et pleine d'entrain, dans ce film qui raconte l'histoire d'une famille d'immigrants coréens s'installant dans l'Arkansas rural.

Le film se concentre en grande partie sur la délicate dynamique entre Soon-ja et son petit-fils David, né aux Etats-Unis, d'où provient une grande partie des moments de rire et d'émotion du film.

Le projet lui a valu le prix de la meilleure actrice dans un second rôle aux Oscars, ce qu'elle n'aurait jamais imaginé alors qu'elle se débattait dans la chaleur torride des Etats-Unis.

«Minari». (Photo fournie par Pancinema. Revente et archivage interdits)

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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