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Séoul regrette les propos du Japon sur les victimes de l'esclavage sexuel en temps de guerre

National 29.04.2021 à 22h07

SEOUL, 29 avr. (Yonhap) -- La Corée du Sud a dit regretter ce jeudi l'adoption par le Japon d'une position officielle selon laquelle il est approprié de supprimer le mot «militaire» pour décrire les victimes de l'esclavage sexuel pendant la guerre, généralement appelées «femmes de réconfort militaires».

Le gouvernement japonais a adopté cette position lors d'une réunion du Cabinet, en réponse à la question d'un député sur la position du gouvernement concernant son affirmation selon laquelle le mot «militaire» devrait être supprimé pour décrire les victimes d'esclavage sexuel.

Le terme «femmes de réconfort» est un euphémisme désignant les femmes contraintes de fournir des services sexuels aux soldats japonais pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le député a affirmé que l'utilisation du mot «militaire» pourrait laisser entendre qu'elles ont été emmenées de force par l'armée impériale japonaise, un point de vue soutenu par les groupes de droite au Japon.

«Parmi les réponses du gouvernement japonais décidées par le Cabinet, le contenu lié aux femmes de réconfort victimes de l'armée japonaise est regrettable», a déclaré le porte-parole du ministère, Choi Young-sam, lors d'un point de presse.

«La nature forcée de la mobilisation, du recrutement et du transport est un fait historique qui ne peut être nié», a-t-il ajouté.

Choi a souligné que les témoignages des victimes sont des preuves solides et claires prouvant que la mobilisation a été imposée par l'armée japonaise.

«Le Japon lui-même l'a déjà admis et la communauté internationale a également pris une décision claire à ce sujet», a-t-il déclaré, renouvelant l'appel de Séoul pour que le Japon s'efforce sincèrement de résoudre les questions liées à l'histoire.

Le gouvernement japonais a également donné une réponse similaire au sujet des travailleurs coréens qui ont été emmenés de force au Japon pour travailler dans les usines et les mines japonaises, selon les médias.

Les historiens affirment qu'environ 200.000 femmes asiatiques, coréennes pour la plupart, ont été forcées à fournir des services sexuels aux soldats japonais pendant la guerre, lorsque la Corée était une colonie japonaise.

Dans la déclaration de Kono de 1993, le Japon a reconnu pour la première fois que des femmes avaient été recrutées de force comme esclaves sexuelles.

Cette photo, prise le 28 avril 2021, montre une partie d'un document du gouvernement japonais soumis à Oshima Tadamori, président de la Chambre des représentants, concernant les travailleurs coréens mobilisés pour travailler pour l'armée japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale. Il déclare que la mobilisation ne constitue pas du travail forcé et qu'il n'est pas approprié de décrire la mobilisation comme du travail forcé.

mathieu@yna.co.kr

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